
Pensées du jour
( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er
au 31 juillet 2006 )
Samedi 1er
juillet 2006
Personne ne peut entrer au collège, tant qu’il n’a
pas terminé le cycle de l’école primaire. Plusieurs étapes doivent être
passées. De la même façon, nous avons sur le chemin spirituel, le stade du
travail, de l’adoration, de la sagesse et du sacrifice. Le sacrifice peut être
comparé à un fruit mûr tombant d’un arbre, sacrifiant son affection et son
attachement. Le travail est au niveau physique, l’adoration au niveau mental et
la sagesse au niveau spirituel. Au moyen du ‘Karma’ (les devoirs
prescrits), la pureté du mental est atteinte. Au moyen d’Upasana (l’adoration
dévotionnelle), la concentration du mental est promue. Et au moyen de ‘Jnana’
(la sagesse), ‘Moksha’ (la libération) est atteinte. Chaque personne
doit passer à travers ces trois stades.
Baba
Dieu est l’Amour incarné. Cet Amour
brille de façon identique en chaque être humain. Le parfum d’une fleur reste le
même, qu’elle soit tenue dans la main droite ou la main gauche. De même Dieu ne
fait pas de distinctions telles que le favorisé et l’exclu. Mais les personnes
étroites d’esprit ne peuvent pas facilement saisir l’équanimité Divine. Chacun
appréhende les pouvoirs et les attributs de Dieu selon ses propres conceptions
et expériences limitées. Différentes personnes, dépendantes de leurs propres
goûts et aversions, attribuent les différences existantes dans leur propre
mental au Divin. Dieu ne fait pas de distinctions telles que le bien et le mal,
l’agréable et l’indésirable, le pervers et le vertueux. L’arbre de santal
communique son parfum même à la hache qui le coupe. De même, Dieu est toujours
prêt à aimer, encourager et protéger tout le monde de la même manière.
Baba
Les gens prétendent faire des
offrandes à Dieu, même sans savoir où Il est. Alors que le Seigneur est toujours
à côté de l’homme, ils recherchent Dieu partout dans le monde. On doit purifier
sa conscience au lieu de s’égarer dans le monde extérieur. Vous devez rectifier
votre conduite et vos actions, parce que tout dépend de vos actions. Adhérez à
l’action juste, avec un cœur pur, vous devez diviniser votre vie. Toutes les
disciplines spirituelles doivent être réalisées uniquement dans ce but. Toutes
les prières, le ‘Japa’ (répétition du Nom de Dieu) et les ‘Pujas’
(rituels d’adoration) qui sont offerts, sont uniquement destinés à purifier
votre cœur.
Baba
Quels que soient les talents qu’une
personne puisse posséder, ils doivent être consacrés au service de l’humanité, même
à tous les êtres vivants. En cela se trouve l’accomplissement de la vie. Tous
les hommes sont parents, modelés par les mêmes cinq éléments, avec la même
essence Divine résidant en chacun. Le service à vos semblables aidera votre
Divinité à s’épanouir, car le service à l’homme est le service à Dieu. Dieu
réside dans le cœur de chaque homme et de chaque être vivant, dans chaque
pierre et chaque souche d’arbre. Faites en sorte que chaque acte soit une fleur
offerte aux pieds de Dieu, libéré des vers rampants de l’envie et de l’égoïsme
et rempli du parfum de l’Amour et du sacrifice.
Baba
Ce que vous considérez comme réel
est irréel. Ce que vous considérez comme irréel est l’unique Réalité. Dieu seul
est l’unique Réalité éternelle. N’oubliez pas cette Vérité. Ce que vous
considérez comme réel dans l’état de veille, n’existe pas dans l’état de rêve.
Ce que vous expérimentez dans l’état de rêve, n’a pas de réalité dans l’état de
veille. S’il peut y avoir une telle différence entre les deux états de
conscience, en une seule journée, il ne convient pas à l’homme d’embrasser
l’existence phénoménale, impermanente et toujours changeante, en ignorant la
Réalité éternelle.
Baba
Aujourd’hui dans le monde, vous avez
des hommes riches et forts, des érudits et des vertueux. Mais, il y en a très
peu qui ont réalisé le Soi. Si vous ignorez le Soi, de quel intérêt sont toutes
les autres possessions temporaires et évanescentes ? De quelle utilité est
la connaissance du monde si vous ne vous connaissez pas vous-même ? C’est
pourquoi le ‘Vedanta’ (la philosophie védique) demande à chaque
personne de découvrir la Vérité qui la concerne. La connaissance de soi est la
clé de toute connaissance. Pour cela, vous devez vous approcher de la bonne
personne qui puisse vous enseigner les moyens de découvrir votre vrai Soi. Si
vous n’êtes pas prêt à entreprendre cette recherche sur vous-même, cultivez la
foi, si ce n’est en Dieu, au moins en votre propre Soi. L’homme qui n’a pas foi
en lui, ne peut pas avoir foi en personne ; il ne peut pas avoir foi en
Dieu. Faites de ‘Vishwasa’ (la foi), votre ‘Shwasa’ (souffle de
vie).
Baba
Lorsque Sri Krishna fut pesé
dans une balance, tous les bijoux de Sathyabhama ne purent compenser Son
poids. Rukmini arriva alors et déclara que seul le chant du Nom de Krishna
pourrait compenser Son poids et que si l’on y ajoutait une feuille, une fleur
ou quelques gouttes d’eau, le plateau de la balance pencherait du côté opposé à
celui où était installé Krishna. Ceci dit, il plaça une feuille de ‘Tulasi’
(basilic) sur le plateau de la balance. Et voilà ! Le plateau descendit.
La feuille de ‘Tulasi’ portait tout le poids de l’Amour sans borne de Rukmini
pour Krishna. Tous les bijoux de Sathyabhama avaient été sans
effet. Mais la seule invocation du Nom de Krishna par Rukmini et
l’offrande d’une feuille de ‘Tulasi’ avec son cœur rempli d’Amour fit
pencher le plateau de la balance du côté opposé à celui où était installé Krishna.
Tel est le pouvoir du Nom du Seigneur et de celui d’un cœur rempli d’Amour
offert au Seigneur. Le Seigneur n’est pas influencé par la richesse ou
l’érudition, le pouvoir ou la position. Seul l’Amour peut L’émouvoir.
Baba
Beaucoup de gens dans le monde ne
comprennent pas le but de la vie. Préoccupés par la poursuite des objets du
monde extérieur, les hommes ne s’efforcent pas d’explorer les royaumes
intérieurs de l’Atma (Dieu). Si vous restez sur la plage, vous pouvez
seulement voir les vagues à la surface de la mer et pas les perles qui se
trouvent dans les profondeurs. Seul l’homme courageux qui plonge dans les
profondeurs de l’océan peut être capable de ramasser les perles et pas les autres.
De même, Atma Jnana (la connaissance de l’Atma) ne peut être
obtenue que par ceux qui se détournent de l’exploration du monde phénoménal,
pour enquêter sur la Vérité de l’Esprit.
Baba
Il y a différentes sortes de ‘Jnana’
(connaissance). Ce qui est désigné par ‘Jnana’ c’est la connaissance de
l’Atma (Dieu). Elle n’est pas concernée par la connaissance physique,
sensorielle ou mondaine. ‘Atma Jnana’ (la connaissance de l’Atma)
ne peut être obtenue que par une recherche sur la nature de l’Atma et
pas par aucun autre moyen. Elle ne peut pas être enseignée par des précepteurs
ou approfondie par l’étude des textes sacrés. Elle ne peut pas être reçue de
personne ou offerte à quelqu’un. Elle doit émerger de la Conscience intérieure.
Précepteurs et textes sacrés peuvent seulement aider jusqu’à un certain point.
Mais l’aspirant qui cherche l’Atma doit faire une recherche personnelle
pour expérimenter cette Consience du Soi. Il devrait explorer et investiguer la
totalité de la gamme de l’expérience spirituelle et arriver à l’ultime Réalité.
De même qu’un enfant apprend à parler en observant sa mère, l’aspirant
spirituel doit faire lui-même l’effort en écoutant le précepteur ou en étudiant
les textes des Saintes Ecritures.
Baba
Lorsque les pensées proviennent d’un
mental purifié par l’Amour, elles se transforment en ‘Dharma’ (Action
juste). Lorsque l’Amour devient une partie de votre expérience, de votre
pensée, de votre action, vous obtenez ‘Shanti’ (la Paix). Lorsque vous
comprenez clairement l’Amour, ‘Ahimsa’ ( la Non-violence) en résulte
automatiquement. Ainsi, l’Amour est le courant sous-jacent invisible qui relie
les quatre autres Valeurs Humaines. Cela peut être résumé ainsi : L’Amour
en pensée est Vérité ; l’Amour en tant que sentiment est Paix ;
l’Amour en action est Droiture et l’Amour avec compréhension est Non-violence.
L’Amour est le dénominateur commun de toutes les Valeurs. C’est la forme de
Dieu, car Dieu est Amour.
Baba
« Guru Purnima »
La toute première leçon que J’offris
lorsque Je déclarai Mon identité à Uravakonda fut : « Manasa
Bhajare Guru Charanam, Dusthara Bhavasagara Taranam ». C’est-à-dire,
sachez en premier que vous êtes dans ‘Bhavasagara’ (le cycle des
naissances et des morts). Alors, décidez-vous à ‘Taranam’ (le
traverser). Ensuite, fixez votre mental sur un ‘Guru’ ou sur le Nom et
la forme de Dieu qui vous plaît le plus. Enfin, demeurez dans Sa gloire et
faites des ‘Bhajans’ (chants dévotionnels), mais faites cela en toute
conscience. Celui qui est trompé par la réalité relative est un ‘Samsari’
(une personne mondaine), celui qui est avisé que cela n’est que relativement
réel est un ‘Sadhaka’ (chercheur spirituel).
Baba
‘Deha Vasana’ (l’attachement
au corps) pousse à la recherche de la force physique, de la santé et d’un
physique attractif. Tous les efforts pour maquiller son visage ne pourront pas
modifier ses caractéristiques naturelles. Seul ce qui a été offert par le
Seigneur est durable. Vous devez vous en satisfaire. Prenez soin normalement de
votre corps, mais ne vous attachez pas de façon excessive à ce qui est
intrinsèquement périssable et momentané. Nous devons uniquement prendre soin du
corps pour réaliser notre Divinité intérieure. Cela ne fait aucun doute, aussi
longtemps que l’on est en vie, il est nécessaire de maintenir une bonne santé,
mais l’inquiétude obsessionnelle pour le corps est une erreur.
Baba
Jeudi 13 juillet 2006
Les Vedas ont enseigné le
moyen de rendre la vie de ce monde pure et pleine de sens. Ils ont
déclaré : « Na Karmanaa Na Prajayaa Dhane Na, Thyaagenaike
Amrutatwanaanashuhu » (C’est seulement au moyen du sacrifice que l’immortalité
peut être atteinte et non au moyen des rituels, de la progéniture ou de la
richesse). Un ‘Thyagi’ (renonçant) n’hésitera pas à sacrifier même son
corps pour le bien être des autres. Le sacrifice désigne quelque chose de plus
que l’abandon de la richesse, de l’or et des objets matériels. Les mauvaises
qualités comme la haine, la jalousie, la colère et la méchanceté qui sont
enracinées en l’homme depuis de nombreuses vies devraient être abandonnées.
Baba
Il y a des leçons précieuses à
apprendre du soleil, de la lune, des nuages et de la mer – tous enseignent
l’importance de faire son devoir. Les arbres distribuent leurs fruits et
accordent leur ombre à tout le monde, même à ceux qui les frappent à coup de hache,
avec l’intention de les détruire ! Les montagnes souffrent de la chaleur,
de la pluie et de l’orage sans soulever d’objection et sont plongées en
méditation de toute éternité. Les oiseaux n’accumulent pas des années durant
l’abri et la nourriture nécessaire, ils n’utilisent pas plus que ce qui est
absolument nécessaire à leur survie. La nature (Prakrithi) est votre
école, votre laboratoire, le chemin de la libération et la réflexion des
nombreuses majestés de Dieu. Cherchez à connaître les leçons qu’elle est prête
à vous enseigner. Tous les objets de la Nature sont ‘Brahman’ (Dieu), de
même que vous l’êtes également. Ainsi, toute action est Divine, tout travail
est adoration. Construisez la maison de votre vie sur la fondation solide de la
foi que toute la création est Divine.
Baba
Samedi 15 juillet 2006
‘Jnana’ (la sagesse) a été
définie dans le langage védantique comme ‘Advaita Darshanam’
(reconnaître le Un sans second). C’est voir le ‘Un’ dans le multiple, l’unité
dans la diversité. Il y a peut-être beaucoup de noms et de formes, mais vous
devez reconnaître que le Principe de l’Atma, qui est en eux, est un et
le même. Ce n’est pas suffisant de le dire avec des mots, vous devez en faire
l’expérience dans votre vie. C’est seulement alors que vous pourrez
expérimenter une ‘Ananda’ (Félicité) durable. Seule une telle personne
peut être considérée comme un ‘Jnani’ (Celui qui connaît le Suprême).
Baba
Quelles sont les qualités d’un vrai
dévot ? La première est l’absence totale de désirs (Anapeksha). Un
vrai dévot ne devrait pas avoir de désirs. Mais, est-ce possible pour vous,
doté comme vous l’êtes d’un corps, d’un mental et de sens, d’être sans
désirs ? On est obligé d’avoir un désir ou un autre. D’un côté, il y a des
désirs qui se rapportent aux sens et qui confèrent une joie momentanée et, de
l’autre, il y a un désir qui transcende les sens. Ainsi, les gens sont remplis
de nombreux désirs. Donc, à quoi cela sert-il de mener une vie sans
désirs ? Il n’y a rien de mal à avoir des désirs, mais ils devraient tous
être pour plaire à Dieu. Vous devriez pratiquer les principes éternels basés
sur la Vérité et consacrer toutes vos activités à Dieu. Menez votre vie sans
les sentiments de ‘je’ et de ‘mien’ et offrez tout à Dieu. C’est seulement
alors que vous pouvez atteindre le stade de l’absence totale de désirs.
Baba
La moralité ne désigne pas seulement
l’observation de certaines règles dans le travail quotidien de ce monde. La moralité
désigne la voie droite et sacrée de la bonne conduite. L’honneur de la
communauté repose sur la moralité. Sans moralité, une communauté décline. C’est
seulement chez un individu à forte moralité que la personnalité humaine trouve
sa meilleure expression. Le terme ‘personnalité’ ne peut être appliqué qu’à
celui qui par sa conduite, manifeste la Divinité cachée et non manifestée. La
seule forme humaine ne fait pas de lui une personnalité humaine. C’est le
comportement qui compte. Seuls ceux qui mènent des vies bien réglées et qui
manifestent leur vraie nature Divine, peuvent être considérés comme de
véritables êtres humains.
Baba
Au centre du cœur de l’homme, dans
cet ‘Akasha’ (espace) sublime, Dieu réside en association avec le
Principe du Soi, de la même manière que la lumière du soleil cohabite avec
l’ombre. Les ombres sont nombreuses et variées, bien que la lumière soit
unique. Lorsque le ‘Un’ se reflète dans le multiple, dans la multitude des ‘Jivis’
(individus), Il apparaît comme le Soi en chacun, qui observe en tant que
spectateur, sans être affecté. L’Atma (le Soi Divin) est éternel. Le Soi
est Vérité. Cependant, puisqu’Il est enfermé dans la chair, les os et la peau,
l’homme s’imagine à tort que c’est l’enveloppe extérieure et non le cœur intime
qui est la source de la Félicité. Par conséquent, le devoir primordial de
l’homme est de pénétrer à travers ces enveloppes et de s’imprégner de la très
haute Félicité que ce cœur Atmique peut seul lui conférer. Tout le monde
doit, dans son propre intérêt, s’efforcer d’atteindre ce Principe Divin qui est
son trésor intime. De toutes les ‘Sadhanas’ (exercices spirituels), le
processus qui permet de parvenir à l’unité avec ce Principe est le plus
pertinent.
Baba
Le corps est un char. Le conducteur
du char est le principe de ‘Buddhi’ (l’intellect). Les sens sont les
chevaux. Les rênes qui dirigent et retiennent les chevaux sont ‘Manas’ (le
mental). Lorsque le mental hésite et vagabonde, sans avoir de but défini, les
chevaux courent dans tous les sens, mettant même en danger le conducteur du
char, ‘Buddhi’ l’intellect). Ainsi, nous devons contrôler le mental et
ne pas le polluer avec une avidité pour les plaisirs des sens. Le mental doit
agir comme un associé de ‘Buddhi’ (l’intellect). La parole qui seconde
le mental et le mental qui seconde l’intellect – ceci est la façon de parvenir
à ‘Prasanthi’ (la Paix Suprême). Et, peu à peu, progressivement,
enseignez à l’intellect à se tourner vers l’Atma. La parole guidée par
le mental en accord avec un intellect illuminé par l’Atma – ceci nous
conduira au but ultime.
Baba
Vous n’avez pas besoin de courir ça
et là à la recherche de Dieu, car, vous êtes Dieu vous-même. Dieu réside dans
votre cœur. Il est la force motrice qui imprègne tout. Ayez une foi ferme en
cette Vérité. De même que le feu est dans l’allumette, la Divinité est latente
en l’homme. Le feu dans l’allumette ne se manifeste que lorsqu’elle est frottée
contre le côté de la boite. De même, lorsque le ‘Jivi’ (individu) entre
en contact avec ‘Deva’ (Dieu), la flamme de ‘Jnana’ (la Sagesse)
brille avec éclat.
Baba
Vendredi 21 juillet 2006
Ne servez pas pour obtenir des
récompenses, attirer l’attention ou mériter de la gratitude ou encore pour être
fier de votre supériorité du point de vue dextérité, richesse, statut ou
autorité. Servez parce que vous y êtes poussés par l’Amour. Lorsque vous êtes
couronnés de succès, attribuez ce succès à la grâce de Dieu, qui vous a inspiré
en tant que Principe d’Amour . Lorsque vous échouez, attribuez cet échec à
votre propre insuffisance, manque de sincérité ou ignorance. Examinez les
sources de l’action, désinfectez-les de toute trace d’ego. Ne blâmez ni le
bénéficiaire du ‘Seva’ (service), ni vos collaborateurs et collègues de
travail, ni Dieu.
Baba
C’est au moyen de l’Action juste que
l’on parvient à la pureté du cœur qui, à son tour, mène à l’acquisition de ‘Jnana’
(la sagesse). C’est seulement lorsque l’attachement aux fruits de ses actions
est abandonné que l’action devient ‘Yoga’ (communion avec le Divin). On
devrait maîtriser le sens du ‘mien’ et du ‘tien’. Lorsque l’on entame des
activités de service, on devrait considérer cela comme un privilège de servir
les autres et regarder cela comme une forme d’adoration du Divin. On devrait
considérer le service à la société comme le moyen de trouver l’accomplissement
de soi dans la vie. On devrait affronter tous les problèmes qui peuvent surgir
avec foi et courage et mener ses activités de service sans faire de publicité,
dans un esprit d’humilité et de dévouement.
Baba
Naître en tant qu’être humain est
une opportunité rare et unique. Car, l’homme est doté d’une intelligence avisée
qui lui permet de raisonner afin de trouver la meilleure alternative pour
l’action en cours. La langue qui ne chante pas le Nom de Dieu, la main qui ne
connaît pas la charité, les années de vie qui ne connaissent pas la paix du
mental, les talents qui ne trouvent pas d’accomplissement, une vie qui ne
recueille pas la sagesse, un temple où il n’y a pas d’atmosphère de révérence,
la parole qui ne communique pas la connaissance – tout cela n’a aucune valeur.
Baba
Il est dit que Dieu est un voleur de
cœurs ! Le monde entier est Dieu. Vous tous Lui appartenez, bien que vous
puissiez ne pas Le connaître. Par conséquent, Il peut faire n’importe quoi pour
n’importe qui. Il est le Maître de l’éther, du vent, du feu, de l’eau et de la
terre. Il peut changer le ciel en terre et la terre en ciel. Il peut également
dérober le cœur des gens et le remplir d’Amour. Une fois que les gens ont goûté
la douceur de Son Amour, ils ne désirent plus rien d’autre. C’est pourquoi Il
est appelé ‘Chitha Chora’ (voleur de cœurs). Priez-Le ainsi : «
Ô Dieu ! Entrez aussi dans mon cœur et remplissez-le d’Amour, de sorte que
je puisse aimer tous vos enfants, dans tous les pays. » Ne convoitez
jamais ce qui appartient aux autres. Ne parlez pas des autres, mais si vous
devez en parler, n’en dites que du bien.
Baba
On apprend à marcher aux petits
enfants au moyen d’un ‘youpala’ (trotte-bébé) qu’ils tiennent et poussent avec
leurs pieds. Le ‘Pranava’ (le son primordial) est semblable à un engin,
avec les trois roues de ‘A’, ‘U’ et ‘M’. En le tenant, l’homme apprend à
utiliser les deux pieds de ‘Bhakthi’ (la dévotion) et ‘Vairagya’ (le
détachement). S’il ne tient plus le ‘Omkara’, il tombe lourdement sur le
sol sans aucune aide. S’il avance avec l’aide de ‘Pranava Japa’ (la
répétition du ‘Om’), il peut sans aucun doute réaliser la gloire de ‘Brahman’
(Dieu) qui est la véritable substance de l’Univers.
Baba
‘Dhrishti’ (la vision) décide
de l’attachement, de la peine, de la passion, etc... Vous êtes le plus noble
des êtres jamais créés et ainsi vous devez développer la vision qui ne voit pas
le haut ou le bas, mais qui voit tout comme étant baigné de Divinité et par
conséquent sans aucune différence. Adi Shankara déclara : « Chargez
votre ‘Dhrishti’ (vision) de ‘Jnana’ (sagesse), alors la vision vous apparaîtra
dans sa véritable lumière en tant que ‘Brahman’ (Dieu). » Le Dieu qui
est en vous est également en chaque personne. N’imaginez pas que les autres
soient différents, ce sont seulement d’autres vous-même, sous des formes
différentes. Le monde est rempli de parents et d’amis. Tous sont des étincelles
de la même flamme.
Baba
Jeudi 27 juillet 2006
A vrai dire, chaque objet dans la
nature, chaque épisode dans le temps, vous enseigne une leçon. Un matin, le
Seigneur Dakshinamurthy marchait à pas lent le long d’une plage. Il vit
les vagues transporter lentement mais systématiquement vers le rivage quelques
brins de paille, ils passaient d’une crête à l’autre jusqu’à ce qu’ils soient déposés sur le sable. La
mer est une grande étendue d’eau, elle est profonde et vaste. Mais néanmoins,
elle est constamment en train de se nettoyer de toutes les choses accessoires.
Par conséquent, vous aussi ne devez pas permettre au moindre petit désir
d’entrer dans votre mental. Obligez-le à sortir de votre être, afin qu’il ne
puisse pas vous nuire. La vigilance continuelle est le prix de la paix et du
bonheur.
Baba
Saturez d’Amour chacune de vos
respirations. L’Amour ne connaît pas la peur. La peur entraîne l’homme dans le
mensonge, l’injustice et le mal. L’Amour n’éprouve pas le besoin de louanges.
Seuls ceux qui n’ont pas d’Amour en eux ont très envie de récompenses et de
renom. L’Amour est sa propre récompense. Lorsque vous êtes impatient de placer
des offrandes devant le Seigneur, faites en sorte que l’Amour remplace les
simples objets matériels. L’Amour n’est pas une marchandise, ne marchandez pas
son prix. Laissez-Le s’écouler, limpide, de votre cœur, comme un ruisseau de
Vérité, une rivière de sagesse. Ne le laissez pas émaner de la tête ni de la
langue. Laissez-le émerger, intact et libre, de votre cœur.
Baba
Samedi 29 juillet 2006
Pourquoi l’homme vagit-il lorsqu’il
arrive dans le monde, pourquoi se plaint-il pendant toute sa vie et gémit-il
dans l’au-delà, se lamentant que son séjour sur terre n’ait été qu’une perte de
temps ? L’homme le fait, parce qu’il ne connaît pas sa gloire et son
prodigieux destin ! Il est le Divin coulé dans un moule humain. C’est
uniquement l’homme qui a le privilège d’être informé de cette précieuse
Vérité ! Tel est le message transmis à l’homme par les Upanishads,
répercuté par les Saintes Ecritures et les déclarations d’innombrables saints.
Néanmoins, l’homme fait la sourde oreille, peut-être en raison de sa propre
infortune créée par ses propres méfaits dans ses vies passées. Ce qui est une
source inépuisable de félicité se trouve en vous ! Vous seul devez
développer la pensée qui répondra à l’appel et reconnaîtra la Vérité.
Baba
Pris dans les méandres de la
création, l’homme ne comprend pas qu’il est une partie du Divin Créateur.
S’identifiant avec l’enveloppe physique dans laquelle il est incorporé, il ne
perçoit pas l’unité de tous les êtres avec le ‘Un’ universel et absolu. L’homme
a écrit et étudié sans compter des textes sur la discipline et la découverte
spirituelles et plein de confusion, s’adonne aux rivalités et argumentations
dialectiques. Mais, celui qui a mis au moins une page ou deux de ces ouvrages
en pratique n’a plus aucun désir de gloire ou de victoire. Il est heureux dans
les profondeurs de son être. Il laboure le champ de son cœur, sème les graines
de l’Amour et récolte la moisson du courage et de l’équanimité.
Baba
La vie de l’homme est semblable à
une guirlande, avec la naissance à un bout et la mort à l’autre. Entre les
deux, des fleurs de toutes sortes sont effilées ensemble – joies et chagrins,
plaisirs et souffrances. Très peu sont conscients du fil qui passe à travers
toutes les fleurs. Sans le fil, il ne peut pas y avoir de guirlande. Seule la
personne qui reconnaît cette Vérité peut véritablement être considérée comme un
être humain. Le Principe Divin Atmique est le fil qui se trouve en tous
les êtres humains et qui est la source de toutes les forces qui sont en eux.
Baba
