
Pensées
du jour
( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er
au 30 septembre 2005 )
Jeudi 1er septembre 2005
Personne ne peut décrire la nature
de l’Amour Divin. Il est hors d’atteinte des meilleurs poètes. Lorsqu’on est
plongé dans l’eau jusqu’au cou, on est capable de dire quelques mots. Mais
celui qui est complètement immergé dans les eaux de l’Amour Divin est incapable
de dire quoi que ce soit concernant son expérience. Ceux qui parlent de Dieu
dans le monde ne parlent seulement que d’une expérience superficielle, mais
ceux qui sont totalement saturés par l’Amour de Dieu, ne trouvent pas de mots
pour décrire leur Félicité. C’est pourquoi les Vedas déclarent que le
Divin est hors d’atteinte du mental et de la parole.
Baba
Vendredi 2 septembre 2005
Certaines personnes entretiennent
des idées modernes concernant le ‘Yoga’ (l’union spirituelle), de ‘Jnana’
(la sagesse spirituelle) et ‘Sanyasa’ (la renonciation). Qu’est-ce que
le ‘Yoga’ ? Le ‘Yoga’ est le contrôle des caprices du
mental. C’est le contrôle des sens. On devrait traiter de la même façon l’éloge
et le blâme, le plaisir et la souffrance. Cette sorte de retenue est ‘Yoga’.
Qu’est-ce que ‘Jnana’ ? ‘Advaita Darshanam Jnaanam’ (la
vision du Un sans second est la connaissance suprême). Reconnaître le ‘Ekatma-Bhaava’
(le sentiment que le même Atma demeure en tous les êtres) est ‘Jnana’.
Le vrai ‘Sanyasa’ (renoncement) se trouve dans la transformation de ses
propres qualités et pas dans le changement de costume. Le mental doit changer,
pas la tenue. Un vrai ‘Sanyaasi’ (renonçant) est celui qui a atteint la
maîtrise de tous ses sens et abandonné tous les désirs. Est un ‘Sanyaasi’
celui qui cherche les Pieds du Seigneur et renonce à tous les attachements au
corps qui est sujet à la maladie et au délabrement. Il doit traiter la vie et
la mort, le plaisir et la souffrance de la même manière.
Baba
Samedi 3 septembre 2005
La santé est la condition préalable
essentielle pour obtenir le succès dans tous les aspects de la vie et pour
réaliser les quatre idéaux qui guident la vie humaine. La morale de vie, la
prospérité, la réalisation des désirs bénéfiques et la libération de la peine.
L’homme cherche à vivre heureux et en paix, mais le bonheur et la paix ne se
gagnent pas par les activités mondaines. Le corps qui a très envie d’être en
bonne santé et en sécurité est assujetti à la maladie, au délabrement et à la
mort. Cependant, Celui qui y demeure, le Soi, n’a ni naissance ni mort. Le
corps est le temple de Dieu. Par conséquent, il est du devoir de l’homme de
garder ce temple en bonne condition.
Baba
Dimanche 4 octobre 2005
Quel est le jour le plus heureux de
sa vie ? Tous les jours sont des jours heureux pour un ‘Jnana’ (une
personne qui a la vraie connaissance). Le bonheur est une expérience intérieure
consciente, qui est un effet de l’extinction de tous les désirs mentaux et
physiques. Moins on a de désirs, plus le bonheur est grand. Par conséquent, le
bonheur parfait consiste en la fusion de tous les désirs dans l’Être Absolu. Le
mental n’a pas, en lui-même, d’identité indépendante. C’est une collection de
désirs qui germent des impulsions. Un
vêtement est essentiellement un paquet de fils. Fondamentalement, les fils
proviennent du coton. De même, les désirs naissent des impulsions de base et le
mental est constitué de ces désirs. De même qu’un morceau de tissu se
désintègre si les fils dont il est constitué sont retirés, le mental peut
également être détruit par l’éradication des désirs.
Baba
Lundi 5 septembre 2005
La vie est une expérience destinée à
entraîner l’individu vers un stade d’existence plus élevé, plus profond et plus
développé au moyen de l’expérimentation des résultats de ses actions. Le but de
la vie est la réalisation de la perfection absolue par l’immersion dans
l’Absolu. C’est une consécration au Seigneur qui sanctifie toutes les
activités. C’est la raison d’être de toutes les activités. Le Seigneur est
Celui qui souffle, Celui qui exécute et Celui qui fournit la force et
l’habileté requise et Celui qui apprécie les fruits. Ainsi, la consécration
doit venir à vous naturellement, car, tout est ‘Sien’ et rien n’est ‘vôtre’ !
Votre devoir est de croire qu’Il est la turbine qui entraîne vos activités et
de tirer de la force de cette croyance. De même qu’un pansement est nécessaire
pour protéger une blessure, jusqu’à ce qu’elle guérisse et qu’une nouvelle peau
pousse. De même, jusqu’à ce que la réalité soit réalisée, la foi et la
compagnie de pensées pieuses et sacrées doivent être appliquées sur le mental
affecté par l’ego.
Baba
Mardi 6 septembre 2005
La dévotion ne devrait pas être
confinée entre les quatre murs d’un lieu saint ou aux quelques minutes pendant
lesquelles vous faites ‘Dhyana’ (la méditation), c’est une ‘Sadhana’ (discipline
spirituelle) à plein temps. Votre dévotion doit s’exprimer comme une adoration
de tous, en tant qu’incarnations vivantes de la Divinité. Voyez Dieu en chacun,
même dans les personnes qui vous considèrent comme leurs ennemis. Pratiquez
cette largesse d’esprit qui étreint tout d’Amour. Comment pouvez-vous obtenir
du bonheur en déversant simplement l’Amour et la révérence sur une statue de
pierre qui ne répond pas ou ne réfléchit pas vos sentiments ? Les êtres
vivants vous rendront appréciation et gratitude et vous souhaiteront du bien.
Vous pouvez voir la joie qui rayonne sur leurs visages. Cela vous confère de la
satisfaction. Si vous ne pouvez pas enseigner l’Amour à vos semblables, comment
pouvez-vous suivre le chemin de la consécration à Dieu ?
Baba
Mercredi 7 septembre 2005
« Ganesh Chaturthi »
Un éléphant a normalement deux
défenses. Le mental présente aussi fréquemment deux alternatives : la
bonne et la mauvaise, l’excellente et l’opportune, la réelle et la fantaisiste
qui l’attirent au loin. Cependant, afin de parvenir au but, le mental doit être
dirigé dans une seule direction. La tête d’éléphant du Seigneur Ganesh
n’a donc qu’une seule défense et par conséquent, Ganesha est appelé ‘Ekadantha’,
c’est-à-dire, celui qui n’a qu’une seule défense et rappelle à tout le monde
que l’on doit posséder un mental dirigé dans une seule direction.
Baba
Jeudi 8 septembre 2005
‘Dharma’ et ‘Jnana’
(conduite juste et sagesse spirituelle) sont les deux yeux offerts à l’homme
pour découvrir sa Divinité. Le ‘Dharma’ indique le droit chemin que
chaque individu, groupe ou société devrait suivre. Le ‘Dharma’ détruit
celui qui le viole et protège celui qui le protège. Les Ecritures
déclarent : « Où il y a le ‘Dharma’, il y a la victoire. »
Il n’y a pas de ‘Dharma’ plus grand que la Vérité. ‘Nyaya’ (la
justice) est un attribut essentiel du ‘Dharma’. Un individu, une société
ou une nation ne rayonne glorieusement que lorsqu’il adhère à la justice. De
même que l’on acquière la richesse par la poursuite de ses activités
professionnelles, on devrait acquérir le mérite et la grâce Divine en adhérant
à ‘Neethi’ (la moralité) et au ‘Dharma’.
Baba
Vendredi 9 septembre 2005
L’homme a fait d’énorme progrès en
science et en technologie. Mais dans le domaine de la spiritualité, il est toujours
incapable de se débarrasser du cynisme étroit qui limite sa vision et de
l’emprise démoniaque de l’égoïsme, de l’orgueil, de l’envie et des autres
mauvais traits de caractère. Lorsque nous examinons la cause fondamentale de
cet état de fait, nous découvrons qu’il est la conséquence de l’égoïsme qui a
profondément frappé les racines dans le cœur de l’homme. Il a réduit l’homme au
rang d’une marionnette. Il pollue ses pensées, ses paroles et ses actions. Il
l’incite à rassembler et amasser les richesses matérielles. Il ne permet pas à
l’Atma (le Soi) de rayonner. Lorsque le voile de l’égoïsme est écarté,
l’Atma se révèle, ‘Jnana’ (la sagesse) s’élève et ‘Ananda’
(la Félicité) apparaît.
Baba
Samedi 10 septembre 2005
Nous considérons généralement ‘Pratyaksha
Pramaana’ (la preuve de perception directe) comme le type de preuve le plus
important. Nous sommes capables de voir notre corps et toutes les parties de
notre corps. Cependant, notre mental reste invisible et nous sommes incapables
de comprendre l’Atma (l’Esprit). ‘Anumaana’ ou la déduction est
une autre forme de preuve. Nous voyons de la fumée au sommet d’une colline.
Bien que nous ne voyions que la fumée, nous en déduisons qu’il y a le feu.
Déduire l’existence du ‘non vu’ de la présence de ce qui est ‘vu’ est ‘Anumaana
Pramaana’ (une preuve qui en découle). Mais, ces méthodes pour déterminer
les faits sont uniquement applicables à l’univers extérieur. Pour déterminer le
Principe Divin, nous devons uniquement compter sur le ‘Shabdha Pramaana’
des Vedas. Nous croyons en l’existence de l’Atma grâce à la force
des déclarations faites par les grands sages qui en ont fait l’expérience et
nous l’ont transmise à travers leurs enseignements. Lorsque le Divin est décrit
comme ‘Un’, sans attribut, éternel, pur, libre et resplendissant, ces
descriptions ne nous rendent pas ‘Brahman’ (Dieu) visible pour autant.
C’est seulement lorsque nous réalisons l’état de ‘Brahman’ que Son
existence devient accessible.
Baba
Dimanche 11 septembre 2005
Tous les objets de l’univers ont
trois caractéristiques qui proviennent du Divin. Ce sont ‘Asthi’, ‘Bhaathi’,
et ‘Priyam’. Ces qualités sont également représentées d’une autre
manière par les termes ‘Sath’, ‘Chith’, et ‘Ananda’ (Existence, Conscience
et Félicité). L’existence d’un objet provient de ‘Asthi’. Ce qu’il est
et comment il apparaît à nos yeux est connu comme ‘Bhaathi’. Qu’il soit
un objet utile ou agréable, cela provient de la qualité de ‘Priyam’.
Alors que les trois sont des qualités fondamentales, les formes et les noms
peuvent changer. Par exemple, une assiette en argent peut être transformée en
n’importe quel autre article. L’argent est fondamental. La valeur de l’article
ne dépend pas de la forme ou du nom de l’article, mais de l’argent dont il est
constitué.
Baba
Lundi 12 septembre 2005
‘Sathya’ ou la Vérité est
réalisée par la ‘Sadhana’ (discipline) de la langue. ‘Dharma’
(l’action juste) est réalisée par la ‘Sadhana’ de l’individu, au moyen
d’une conduite juste en relation avec la société. L’homme peut atteindre ‘Santhi’
(l’équanimité) en disciplinant son mental. ‘Prema’ (l’Amour Divin) est
au-delà de la pensée, de la parole et de l’action. Le considérer comme une
façon de parler, une attitude du mental ou comme un trait de caractère physique
est l’abaisser. L’Amour est Dieu, Dieu est Amour. L’Amour Divin n’est pas
facilement compréhensible. L’Amour ne comporte pas de trace d’égoïsme, il n’est
pas conduit par des arrières-pensées.
Baba
Mardi 13 septembre 2005
‘Prema’ (l’Amour) devrait être semblable à une boussole de
marin. Quel que soit l’endroit où la boussole est placée, l’aiguille indique le
nord. De même, l’Amour de l’homme devrait être dirigé en permanence vers Dieu.
C’est seulement cela le véritable Amour. Il devrait rester insensible au
plaisir comme à la souffrance. Il ne devrait pas faire de différences entre ‘le
mien’ et ‘le tien’. L’Amour doit être acquis uniquement au moyen de l’Amour et
pas par n’importe quel autre moyen d’aucune sorte.
Baba
Mercredi 14 septembre 2005
Les Upanishads (Ecritures)
déclarent : « Raso Vai Sah » (Dieu est l’essence). Cela
signifie que Dieu est présent partout dans la forme subtile, comme le sucre dans
la canne à sucre et le beurre dans le lait. Bien qu’il soit difficile d’avoir
une perception directe de Dieu, Sa présence peut être expérimentée de
nombreuses façons. La douceur dans le sucre, l’acidité dans le citron,
l’amertume dans la feuille de ‘margosa’, tous témoignent de la présence
Divine. Lorsque vous voyez une montagne, une cascade ou une forêt, vous êtes
heureux. Tout ceci proclame la présence du Divin. La lumière brille, les
étoiles scintillent, le soleil flamboie, les planètes tournent en orbites. Tous
ces phénomènes sont des manifestations du Divin. En comprenant la nature d’une
flamme, vous pouvez comprendre la nature du feu. En examinant une goutte d’eau,
vous pouvez connaître la nature du Gange. De même, en comprenant ‘Maanavathvam’
(la vraie nature de l’humanité), vous pouvez comprendre ‘Daivathvam’ (la
Divinité).
Baba
Jeudi 15 septembre 2005
La Bhagavad Gita ne vous
demande pas de cueillir une feuille, une fleur ou un fruit de quelque plante ou
arbre que ce soit et de le déposer devant Dieu. Elle ne vous demande pas non
plus de l’arroser avec de l’eau d’un puits, d’une rivière ou d’un robinet au
bord de la route. La feuille que vous devez offrir est votre propre corps qui,
comme la feuille, pousse verte, se fane et finalement tombe de la branche. La
fleur est le cœur libéré des insectes nuisibles de la convoitise, de la colère,
de l’envie, de l’attachement, de l’orgueil, de la haine, etc... Le fruit est le
mental, la conséquence de ses désirs ardents, qui ont été consacrés à Dieu.
L’eau est le courant de larmes qui coulent des yeux lorsque l’on est dans la
félicité extatique de la contemplation de la gloire de Dieu. L’offrande des
quatre est l’acte réel de ‘Sharanaagathi’ (l’abandon total).
Baba
Vendredi 16 septembre 2005
Dieu est l’incarnation de l’Amour.
L’Amour est Sa nature. De même que Dieu manifeste Son Amour dans le monde,
chacun de nous devrait manifester son Amour. ‘Prema’ (l’Amour Divin) a
été décrit comme étant au-delà de la parole et du mental. Il est dit être ‘Anirvachaneeyam’
(indescriptible). Cet Amour ne peut pas être acquis au moyen de l’érudition, de
la richesse ou des pouvoirs physiques. Dieu, qui est l’incarnation de l’Amour,
ne peut être atteint qu’au moyen de l’Amour, de même que l’éclat du soleil ne
peut être vu qu’au moyen de sa propre lumière. Il n’y a rien de plus précieux
en ce monde que l’Amour Divin. Dieu est ‘Gunaatheetha’ (au-delà de tous
les attributs). Par conséquent, seul Son Amour est au-delà des attributs. Mais l’amour
humain gouverné par les ‘Gunas’ (attributs) se transforme en attachement
et aversion. L’Amour ne devrait pas reposer sur les attentes de récompenses ou
de retour. L’amour reposant sur de telles attentes fait de lui une transaction
commerciale. L’Amour n’est pas une marchandise du commerce. Il n’est pas comme
le prêt d’un banquier qui attend des intérêts en retour. C’est une offrande
spontanée. Un Amour pur de cette sorte ne peut émaner que d’un cœur pur.
Baba
Samedi 17 septembre 2005
‘Prakriti’ (la Création) que
nous voyons autour de nous ne peut pas nous offrir le bonheur. Elle change à
tout instant. Les expériences que nous offrent ‘Prakriti’ à l’état de
veille sont effacées à l’état de rêve et celles de l’état de rêve cessent
lorsque nous nous éveillons du rêve. Les expériences vécues pendant le rêve
sont notre création, tout comme les expériences vécues à l’état de
veille ! Ce que nous voyons n’est rien d’autre que notre propre création.
L’expérimentation du monde n’est qu’une projection de notre mental et la
réflexion de nos propres pensées profondes. Telle est la pensée, telle est la
vision. La couleur des verres de lunettes que vous portez détermine la couleur
des choses que vous voyez. Si vous portez des verres de lunettes rouges, tout
vous paraîtra rouge. Si vous portez des verres de lunettes verts, tout vous
paraîtra vert. Les pensées pures font que le monde apparaît pur. Si vous
regardez les choses avec ‘Prema’ (l’Amour Divin), avec un cœur aimant,
la totalité de la Création vous apparaîtra comme une réflexion de ‘Prema’
(l’Amour Divin).
Baba
Dimanche 18 septembre 2005
Le genre humain a beaucoup progressé
en exploitant les ressources matérielles de la terre afin de promouvoir la
qualité de la vie. Mais, il n’a pas appris la voie de la Paix intérieure et du
contentement. L’envie et l’avidité ont souillé les relations entre les
personnes et les nations, supprimant la conscience d’Unité qui sous-tend toute
la Création. La cause principale de cette situation calamiteuse est l’égoïsme
criant. Chacun essaie de saisir à son profit tout ce qui peut s’ajouter à son
pouvoir et à son confort. Le mental a des désirs tissés comme la trame et la
chaîne d’un tissu. Lorsque les désirs sont égoïstes, le temps et l’effort sont
gaspillés, le devoir est négligé, le corps et sa dextérité sont mal employés.
Afin de restaurer la Paix chez l’individu et dans la société, le mental doit
être épuré de son attachement personnel.
Baba
Lundi 19 septembre 2005
Croyez fermement que le corps est la
résidence de Dieu, que la nourriture que vous mangez est l’offrande que vous
faites à votre déité ; que la baignade est le bain cérémonial de l’Esprit
Divin qui est en vous ; que le sol sur lequel vous marchez est Son domaine ;
que la joie que vous éprouvez est Son cadeau ; que la peine que vous
expérimentez est Sa leçon afin que vous parcouriez le chemin avec plus de
prudence. Souvenez-vous de Lui à chaque instant. Beaucoup de gens ne pensent à
Dieu que lorsque la peine les frappe. Bien sûr, il est bien de faire
ainsi ; c’est mieux que de chercher l’aide de ceux qui sont également
sujets à la peine. Mais, il est infiniment mieux de penser à Dieu dans la peine
et la joie, dans la paix et les conflits. La preuve de la pluie se trouve dans
l’humidité de la terre ; la preuve de ‘Bhakthi’ (la dévotion) se
trouve dans ‘Shanti’ (l’équanimité) du ‘Bhakta’ (le dévot). ‘Shanti’
qui le protège contre les assauts du succès et de l’échec, de la gloire et
du déshonneur, du gain et de la perte.
Baba
Mardi 20 septembre 2005
‘Prema’ (l’Amour Divin) est
ce que l’individu et la nation doivent cultiver pour progresser. L’Amour doit
transformer tous les rapports – sociaux, économiques, éducatifs,
professionnels, familiaux, religieux et autres. Le père doit aimer son enfant
un petit peu plus intensément, la mère doit étendre davantage l’Amour, les
enfants doivent respecter leurs serviteurs. Le sens de l’égalité et de la
compréhension que chacun est le dépositaire de l’essence Divine, doit
transformer le comportement social et individuel. Ce dont le monde a besoin
aujourd’hui, c’est de la force de l’Amour rédempteur et unifiant – l’Amour qui
s’étend continuellement et enlace de plus en plus de gens. En renonçant aux
idées étroites concernant sa religion, sa nation ou sa caste, en développant
une attitude large et en cultivant la compagnie de bonnes personnes, vous
pouvez élever votre vie et la rendre significative et satisfaisante.
Baba
Mercredi 21 septembre 2005
La dévotion est destinée à
abandonner tous les autres désirs et à consacrer toutes les actions et pensées
à Dieu. Lorsque vous offrez chacune de vos actions à Dieu, cela devient de
l’adoration. Tout ce que vous faites doit être fait comme une offrande à Dieu.
Le dévouement est différent du service, car dans le service il y a l’ego :
« Je sers, il est le maître, il a besoin de mon service, je lui suis
indispensable. » Mais dans le dévouement, le ‘je’ est anéanti. Il n’y a
pas de désir de fruit, la joie consiste dans l’action. Pour cultiver cette
attitude de dévouement, chaque personne doit penser à Dieu, se souvenir du Nom
de Dieu et approfondir sa foi en Dieu.
Baba
Jeudi 22 septembre 2005
Le mot ‘Dharma’, qui est
réellement lié à une variété infinie de significations, est considéré dans
l’usage courant comme s’appliquant à des actions telles que la charité, la
fourniture de nourriture aux nécessiteux, aller en pèlerinages et accomplir ses
devoirs, etc... Mais, cela se rapporte uniquement à des actions extérieures. Le
‘Dharma’ est éternel, le même pour tout le monde, en tout lieu. Il
exprime la signification de l’Atma profond. Le lieu de naissance du ‘Dharma’
est le cœur. Ce qui émane du cœur comme une idée pure est ‘Dharma’
lorsque cela se traduit en action. Le vrai ‘Dharma’ de chaque être
humain est de s’efforcer de réaliser le Divin. Le ‘Dharma’ devrait
conduire à la réalisation du Soi.
Baba
Vendredi 23 septembre 2005
L’Amour est la forme du Divin. La première
impulsion qui émana de l’homme fut ‘Prema’ (l’Amour Divin). Tout le
reste est arrivé par la suite. Chaque enfant en naissant développe
immédiatement de l’amour pour sa mère. Au début, chaque enfant essaie de
reconnaître sa mère et son père. De la même manière, chaque individu devrait
reconnaître la terre de sa naissance et son ‘Samskrithi’ (héritage
culturel). Sa nation et sa culture devraient être révérées comme ses parents.
La nation est sa mère. Sa culture est son père. Cette Vérité profonde fut
proclamée par le Seigneur Rama lorsqu’Il déclara : « La
mère et la mère patrie sont plus grandes que le ciel. »
Baba
Samedi 24 septembre 2005
La nature est un grand prédicateur
de Vérités spirituelles. Considérez, par exemple, un arbre. Il grandit avec la
chaleur et la pluie, l’été et l’hiver et tout le mal qu’on lui inflige. Il
offre son ombre et ses fruits à tous ceux qui s’approchent de lui. Il n’a pas
de sentiment de haine ou de vengeance envers ceux qui lui causent du tort. Il
n’attend rien en retour de ceux qui en tirent profit. Tout le monde devrait
apprendre cette leçon de service altruiste et d’indulgence de l’arbre.
Considérons maintenant l’oiseau. La leçon qu’il enseigne est l’indépendance. Un
oiseau perché sur la branche d’un arbre n’est pas affecté par le balancement
violent de la branche ou la tempête qui peut souffler, parce qu’il ne compte
pas sur la branche ou sur l’arbre mais sur ses propres ailes pour sa sécurité.
Il sait qu’il peut toujours s’envoler et se sauver. L’oiseau est toujours
heureux et insouciant. Les oiseaux n’essayent pas d’acquérir des choses pour le
lendemain. Ils se contentent de faire du mieux possible au présent, vivant de
tout ce qu’ils peuvent obtenir le jour même.
Dimanche 25 septembre 2005
Il y a deux formes d’Amour. Celle
qui vous lie à Dieu et l’autre qui vous lie au monde. Le mental est responsable
de l’un ou l’autre de ces états. Le mental peut être comparé à une serrure. Si
vous tournez la clé à droite, la serrure s’ouvre. Si vous tournez la clé à
gauche, elle se ferme. Le cœur est la clé de la serrure du mental. Si vous
tournez la clé vers le monde, vous obtenez l’attachement et l’esclavage.
Lorsque vous la tournez vers Dieu, vous parvenez à la libération. C’est
pourquoi il a été déclaré que le mental est la cause de l’esclavage ou de la
libération de l’homme. Lorsqu’il est plein de sagesse, il fait de l’homme un
saint. Lorsqu’il est associé à l’ignorance, il devient un agent de la mort.
Baba
Lundi 26 septembre 2005
En ayant foi dans l’omniprésence du
Divin, l’homme devrait s’engager dans les bonnes actions, nourrir de bonnes
pensées et dédier sa vie aux bonnes pratiques. Ses paroles devraient être des
paroles de Vérité. Les ornements qu’il devrait porter sont le collier de la
parole véridique, les boucles d’oreilles de l’écoute des traditions sacrées et
le bracelet de la charité. L’argent est de la même nature que le fumier,
entassé sur place, il pollue l’air. Répandez-le largement, dispersé-le sur les
champs et il vous récompensera d’une récolte exceptionnelle. De même, lorsque
l’argent est dépensé pour promouvoir de bons travaux, il produit la
satisfaction et le bonheur en abondance.
Baba
Mardi 27 septembre 2005
L’homme a en lui la capacité de
grandir en une personnalité Divine pure. Mais en raison de son ignorance et de
son caractère difficile, il est devenu rabougri. Il s’est enchaîné lui-même aux
mauvais idéaux et est ainsi tombé dans la peur et le chagrin. Les ‘Upanishads’
(Ecritures) exhortent l’homme à s’éveiller et à devenir maître de lui-même
– ‘Utthishtta, Jaagratha, Praapya Vaaraan Nibodhatha’ (Elevez-vous,
éveillez-vous et ne vous arrêtez pas jusqu’à ce que le but soit atteint !)
L’homme est vaincu par le sommeil de l’ignorance et a oublié les vraies valeurs
de la vie. Il est uniquement obsédé par le progrès matériel. A moins qu’il ne
s’éveille aux valeurs spirituelles de la vie, il ne peut pas y avoir de Paix et
de prospérité dans le monde. Sans base spirituelle, même si les hommes ont des
yeux, ils sont aveugles ; même s’ils ont des oreilles, ils sont
sourds ; même s’ils sont intellectuellement brillants, ils sont déments.
Seule la spiritualité confère la vraie vision à l’homme et le rend parfait.
Baba
Mercredi 28 septembre 2005
L’homme est amoureux de la richesse,
de son épouse et de ses enfants. Cela entrave chacun de ses pas et agit comme
un handicap pour sa progression spirituelle. Bien-sûr, l’argent est nécessaire
pour vivre et travailler, car cela ne peut pas être évité. Mais au-delà d’une
certaine limite, les richesses infectent le mental et engendrent l’arrogance.
Elles doivent être utilisées de façon positive, pour encourager le ‘Dharma’
(l’action juste) et le bien-être et pour accomplir ses devoirs sur le chemin
Divin. Si les richesses sont dépensées pour réaliser des désirs éphémères,
elles sont toujours insuffisantes et l’ego découvre toujours de nouvelles et
plus atroces façons de les gagner et de les dépenser.
Baba
Jeudi 29 septembre 2005
Vous portez des lunettes colorées et
observez tout à travers ces lunettes. Corrigez votre vision et le monde sera
également corrigé. Réformez-vous et le monde sera réformé. Vous créez le monde
de votre choix. Vous voyez la multiplicité parce que vous recherchez la multiplicité,
pas l’Unité. Essayez d’incorporer la multiplicité dans l’Unité – d’abord dans
la famille, ensuite dans la communauté, l’état, la nation et finalement dans le
monde. De cette façon, avancez progressivement vers des loyautés de plus en
plus absolues et atteignez le stade de l’universalité en pensée, parole et
action. Ceci est la ‘Sadhana’ (l’effort spirituel) de l’Amour, car,
l’Amour est expansion. L’individuel doit être universalisé et étendu dans ‘Vishwaroopa’
(la forme Cosmique du Divin).
Baba
Vendredi 30 septembre 2005
Elargissez votre cœur et rendez-le
magnanime comme celui de Dieu. Si vous regardez un ballon de baudruche, en
premier, il est à plat. Si vous le gonflez, il devient de plus en plus gros et
à un certain stade, il éclatera. Bien que vous débutiez avec les idées du ‘je’
et du ‘mien’, si finalement vous les transformez de façon à réaliser que ‘tous
sont mien’, ‘tout est Un’. Petit à petit, vous élargirez votre vision et vous
fusionnerez avec Dieu qui est Omniprésent. Vous devriez reconnaître la Vérité
que la vie de l’homme consiste à faire un voyage du stade du ‘je’ au stade du
‘nous’.
Baba
