Sanathana Sarathi – Juin 2010

2ème de couverture

 

            « Aujourd’hui, les femmes devaient observer la chasteté comme Sita, Savitri, Draupadi et Damayanti. C’est sur cette terre de Bharat (l’Inde) que vous trouvez un aussi grand nombre de femmes chastes (Pativrata) et nulle part ailleurs. Les gens qui quittent une terre aussi sacrée et s’en vont dans d’autres pays gaspillent leur vie. »

 

                                                            Baba

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

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Discours N°12  - ( 18 mai 2010 )

 

La chasteté est le sceau

de la femme

 

            Tout le monde est effrayé par ‘Yama’ le dieu de la mort. Il parcourt le monde entier et emporte le Principe de vie de ceux dont le séjour sur terre est arrivé à son terme.

 

La chasteté dote les femmes d’un immense pouvoir

 

            Lorsqu’il prit la vie de Sathyavam, le mari de Savitri, elle fut remplie de chagrin et l’implora de ramener son mari à la vie. Elle dit : « Soit vous ramenez mon mari à la vie, soit vous prenez également ma vie. Je ne peux pas vivre sans mon mari car nous ne faisons qu’Un. » Lorsque ‘Yama’ voulu partir après avoir pris la vie de son mari, Savriti lui barra le passage et ne lui permit pas de partir. ‘Yama’ n’eut pas d’autre choix que d’écouter sa prière. Il lui demanda : « Mère ! Que voulez-vous ? » Savitri répondit : « Rendez-moi mon mari, il est impossible pour moi de vivre sans lui. » Finalement, ‘Yama’ céda à sa prière et rendit la vie à Sathyavam. Non seulement ‘Yama’ ramena Sathyavam à la vie, mais il accorda également beaucoup d’avantages à Savitri et à Sathyavam, heureux qu’il était de constater la chasteté et la détermination de Savitri. C’est grâce à sa chasteté que Savitri put ramener son mari à la vie.

            Chandramati fut une autre grande femme de la terre sacrée de ‘Bharat’ (l’Inde), qui montra un brillant exemple de chasteté au monde. Alors qu’elle traversait une forêt avec son mari Harishchandra et son fils Lohitasva, ils furent soudain entourés par un énorme incendie qui menaça leur vie. Alors Chandramati pria ainsi : « Si je suis vraiment une femme chaste et ai adhéré au ‘Dharma’ toute ma vie, faites que cet énorme incendie s’éteigne. » Et comme par miracle, le feu s’éteignit en un clin d’œil et la forêt tout entière retrouva son calme et sa sérénité. Tel est le grand pouvoir de la pénitence et de la chasteté d’une femme chaste ! Dieu aide les femmes qui respectent le ‘Dharma’ de la chasteté. Chandramati suivait toujours son mari et ne pouvait pas être séparée de lui un seul instant. Telle est le sceau d’une femme chaste ! Le mari et la femme devraient vivre ensemble en totale harmonie. (Ici, Bhagavan décrit comment le roi Harishchandra et sa chaste épouse Chandramati soutinrent les vertus de Vérité et de Droiture et montrèrent un brillant exemple de vie vertueuse, insensible à l’immense souffrance qu’ils eurent à subir lorsqu’ils furent soumis au test sévère du sage Viswamitra.)

 

            « Cette terre de Bharat a donné naissance à beaucoup de femmes nobles comme Damayanti qui, par le seul pouvoir de sa chasteté, réduisit en cendre un chasseur malintentionné et Sita qui prouva sa chasteté en sortant indemne d’un brasier ardent. »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

Lorsque le mari et la femme sont unis, la vie trouve son accomplissement

 

            Lorsque Sita fut soumise au test du feu, le dieu du feu se manifesta en sortant du brasier et dit à Rama : « Sita est une femme très chaste ! » Jadis, sur la terre sacrée de Bharat il y avait beaucoup de femmes chastes comme Sita, Chandramati, Damayanti et Savitri. Les gens sont effrayés par Yama (le dieu de la mort), mais Yama est effrayé par les femmes chastes. De même que, par le pouvoir de sa chasteté,  Savitri put ramener son mari mort à la vie, Sita put également sortir indemne du brasier ardent par le pouvoir de sa chasteté. Tous ces exemples de femmes chastes de Bharat démontrent que pour une femme, son mari est Dieu. Les idéaux montrés par de telles femmes chastes font de l’Inde l’enseignant du monde et le leader de toutes les nations. Excepté dans Bharat, dans quel autre pays du monde trouvez-vous l’exemple de femmes qui ramènent leurs maris morts à la vie ? Même si vous cherchez dans le monde entier, vous ne pourrez pas trouver de femmes aussi chastes. Tel est le caractère sacré de cette terre de Bharat ! C’est pourquoi Dieu aime à s’incarner dans Bharat. De même que les femmes devraient observer ‘Pativrata Dharma’ (le Dharma d’une femme chaste), les hommes devraient également adhérer à ‘Sativrata Dharma’ (le Dharma d’un homme idéal). Une femme doit être une ‘Pativrata’, de même que son mari doit être un ‘Sativrata’. La femme ne devrait pas désobéir à son mari. De même, le mari devrait se conduire selon les désirs de sa femme et l’aimer de tout son cœur. Mais malheureusement aujourd’hui, il n’y a que très peu d’hommes qui observent ‘Sativrata Dharma’, bien qu’un grand nombre de femmes adhèrent à ‘Pativrata Dharma’. Lorsqu’il y a unité entre le mari et l’épouse, ils peuvent tout réaliser et trouver l’accomplissement dans la vie. Draupadi avait cinq maris. Elle les considérait comme ses cinq souffles de vie. Aujourd’hui, les femmes devraient observer la chasteté comme Sita, Savriti, Draupadi et Damayanti. C’est uniquement sur cette terre de Bharat que vous pouvez trouver un aussi grand nombre de femmes ‘Pativrata’ et nulle part ailleurs. Les gens qui quittent une terre aussi sacrée et s’en vont dans d’autres pays gaspillent leur vie. 

            Vous dites, ‘mon’ corps, ‘mon’ mouchoir et ainsi de suite. Mais qui est ce ‘mon’ ? C’est le ‘Soi’ ou ‘Je’. Il désigne l’Atma (Dieu). Sans la réalisation de l’Atma, toutes les pratiques spirituelles comme Yajnas et Yagas sont inutiles. Vous dites : « Ceci est à ‘moi’ et ceci est à ‘toi’ ». A quoi sert-il d’entreprendre des pratiques spirituelles si vous ne renoncez pas aux sentiments du ‘mien’ et du ‘tien’. Débarrassez-vous des sentiments étroits du ‘mien’ et du ‘tien’ et réalisez que vous et Moi sommes ‘Un’.

 

Discours de Bhagavan dans le Saï Kulwant Hall de Prasanthi Nilayam le 18 mai 2010.

 

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

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            « Ne vous intéressez pas aux affaires qui ne vous concernent pas directement. Les étudiants doivent cultiver l’autodiscipline pendant cette période précieuse de leur vie. Le corps et tous ses organes doivent être conservés en bonne santé. Le corps est l’instrument même pour la Réalisation de Dieu.

 

                                                            Baba

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 171

 

L’Education Spirituelle

est la véritable Education

 

       Il n’est pas indiqué d’acquérir une éducation dénuée de caractère. L’éducation laïque qui ne comprend que la seule connaissance livresque, ne peut jamais vous aider à mener une vie Divine. Cela ne fait aucun doute que l’éducation laïque est importante, mais en plus de l’éducation laïque, vous devriez également acquérir l’Education Spirituelle. « L’Education Spirituelle est la véritable Education ! » « L’océan est le but des rivières. » L’éducation laïque est comme les rivières et les ruisseaux, alors que l’Education Spirituelle est semblable au vaste océan. Ainsi, parmi toutes les formes d’éducation, l’Education Spirituelle est la plus élevée et la plus noble.

 

                                                            Baba

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 172 à 181

« Amrita Dhara »

Discours N°13 – ( 27 juin 1996 )

 

L’observation du silence développe

l’énergie spirituelle

 

            « Aujourd’hui, les étudiants sont des héros en paroles mais des zéros dans l’action. En raison de leur ostentation, leur vie est devenue un véritable fardeau. Telle est la triste situation des étudiants d’aujourd’hui »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

Modérer ses paroles développe les sentiments sacrés

 

            Aujourd’hui, les étudiants sont plongés dans un état de confusion mentale. Ils parlent beaucoup trop. Ceux qui parlent trop ne peuvent pas bien étudier. Ceux qui étudient bien ne parlent pas beaucoup. C’est pourquoi Je vous dis souvent : « Parlez moins et étudiez plus ! »

 

Trop parler n’est pas souhaitable

 

            Aujourd’hui, les Valeurs humaines semblent avoir disparu du cœur de l’homme et sa conduite ne convient pas du tout à son statut d’être humain. Il pense à une chose, dit autre chose et fait une chose totalement différente. En outre, il gaspille son temps à trop parler. De cette manière, il perd son énergie Divine et le caractère sacré que Dieu lui a accordé. Non seulement cela, mais il perd également son pouvoir de mémoire, sa vitalité physique et son pouvoir de concentration. Celui qui parle trop est prédisposé à une faim anormale et par conséquent à beaucoup trop manger. Manger beaucoup trop le rend léthargique et à cause de cette léthargie, il se désintéresse de son travail. Une telle personne ne peut jamais participer à aucune activité de ‘Seva’ (Service altruiste). Aujourd’hui, le service est très important pour les jeunes. Par conséquent, ils devraient manger avec modération. Trop manger est également nuisible pour l’intellect. Manger avec modération est très bénéfique. Vallabhbhau Patel disait également : « Parlez moins, travaillez plus ! » Parce qu’il suivait ce principe, il était capable de faire son travail avec discipline et diligence et tout le monde le considérait comme un homme de bon sens.

            Nos anciens ‘Rishis’ (sages) savaient que le pouvoir du silence était incomparable. C’est pourquoi, ils avaient l’habitude d’observer ‘Mounam’ (le silence), grâce au pouvoir duquel ils pouvaient atteindre la Divinité. L’observation de ‘Mounam’ développe l’énergie spirituelle. La parole conduit à la fragilité et à la nervosité, à cause de quoi l’homme perd son sens de discrimination qui lui permettrait de savoir s’il doit parler ou pas. Moins vous parlez, plus vous pouvez participer aux activités de ‘Seva’. En participant aux activités de ‘Seva’, vous pouvez développer l’amitié avec les autres. Qu’est-ce que l’amitié ? Ce n’est pas simplement de saluer les autres. La véritable amitié est de travailler tout le temps dans l’unité, en toutes circonstances et dans tous les domaines. Mais un tel esprit d’unité et d’amitié n’existe pas aujourd’hui dans le monde. Qui est votre véritable ami ? En ce monde, seul Dieu est votre véritable ami. Il peut également y avoir certains éléments d’égoïsme dans vos liens de parenté proche de ce monde, tels que père et mère, épouse et mari, fils, etc… Il n’y a que Dieu qui vous aime sans même un iota d’égoïsme et d’intérêt personnel. Il n’attend rien de vous. Lui seul donne et Il n’attend rien de vous. Afin d’atteindre Dieu, vous devriez cultiver de bonnes qualités, de bonnes habitudes et une bonne conduite.

            Où est Dieu ? Si vous recherchez profondément, vous serez capables de comprendre clairement cette vérité. Si quelqu’un vous demande l’adresse de votre ami, vous lui donnez le numéro de sa maison et le nom de la rue, ou vous lui dites qu’il demeure dans tel ou tel hôtel. Mais qui demeure réellement dans cette maison ou dans cet hôtel ? C’est seulement son corps. Mais, est-il uniquement le corps ? Non, non ! Alors, où demeure-t-Il ? Il demeure dans le cœur. L’Amour est l’autre nom du cœur. Par conséquent, chaque homme vit uniquement dans l’Amour et mène sa vie grâce au pouvoir de l’Amour. Jour après jour, il accomplit toutes ses tâches grâce à ce pouvoir. De l’instant où il s’éveille le matin, jusqu’au moment où il va se coucher le soir, il devrait sanctifier son temps avec l’Amour. Quelle est sa véritable résidence ? C’est l’Amour ! Lorsque l’homme réalise sa véritable adresse, il peut façonner sa vie d’une manière idéale en développant de bonnes qualités et une bonne conduite. Il peut renforcer son caractère par de bonnes paroles, de bonnes pensées et une bonne conduite.

 

Comment Das Ganu arriva-t-il à Shirdi ?

 

            Lorsque Baba était à Shirdi, il y avait un dévot du nom de Das Ganu qui travaillait dans la police. A Shirdi, Baba avait l’habitude de célébrer ensemble Sri Rama Navami et Urus. Mais certains Hindous et Musulmans ne les célébraient pas ensemble. Das Ganu arriva à Shirdi lors de l’une de ces célébrations. Un jour, Baba dit à Das Ganu : « Das Ganu ! Vous êtes un bon chanteur. Par conséquent, vous allez chanter. » Das Ganu chanta de sa voix mélodieuse. Baba fut satisfait et dit : « Das Ganu ! Pourquoi ne venez-vous pas habiter à Shirdi ? » Das Ganu promit : « Certainement, je viendrai habiter ici pour toujours. » Au moment de retourner à son lieu d’affectation, Das Ganu offrit ses salutations à Baba et dit : « Swami, depuis trois ans, j’ai essayé d’obtenir une promotion et cela m’a causé beaucoup de soucis. Je ne suis pas trop intéressé par l’argent, mais je veux une situation respectable dans la société. » Alors Baba lui dit : « Das Ganu ! Votre travail se trouve à Shirdi et pas dans la police ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, tôt ou tard, vous devrez venir à Shirdi. N’oubliez pas la promesse que vous M’avez faite. »

            Un an ou deux après, Das Ganu vint de nouveau à Shirdi pendant les célébrations de Sri Rama Navami et Urus. Baba lui demanda : « Das Ganu ! Avez-vous oublié la promesse que vous M’avez faite ? » Das Ganu répondit : « Swami ! Je n’ai pas oublié ma promesse. Mais je n’ai pas encore obtenu la promotion que j’attends toujours. Par conséquent, je dois travailler dur. » Après avoir obtenu la permission de Baba, lorsqu’il rentra chez lui, il fut confronté à un vol. Lorsque Das Ganu fut interrogé au sujet de l’argent qui était disparu, il répondit qu’il n’était pas au courant. Alors, le commissaire lui dit : « Comment pouvez-vous dire cela alors que vous travaillez dans le commissariat de police où l’argent a disparu ? » Das Ganu ne put fournir aucune explication sur le fait qu’il n’était pas concerné par le vol. De nombreuses investigations furent entreprises concernant l’implication de Das Ganu dans le vol. Alors Das Ganu réalisa : « Depuis que je suis revenu sur la promesse faite à Baba, j’ai été soumis à toutes ces allégations. » Par conséquent, il démissionna de son travail et vint à Shirdi. Dieu protège l’homme de toutes les façons possibles. Mais l’homme recherche les difficultés parce qu’il oublie les commandements de Dieu. Le bonheur et le malheur ne vous sont pas donnés par les autres. Vos propres pensées et conduite sont responsables de votre bonheur et de votre malheur.

 

            « Dieu ne se trouve pas sur une terre étrangère. Il est en vous. Le péché n’est pas ailleurs. Il est là où une mauvaise action est commise. »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

            Incapable de réaliser cette Vérité, l’homme blâme les autres pour ses difficultés et en dit du mal. Son intellect est perverti à cause de ses mauvaises actions et de ce fait, il est en proie à de nombreuses difficultés et de peines.

 

Gardez votre jeunesse à l’aide d’une bonne nourriture et d’une conduite correcte

 

Lorsque Krishna se rendit à la cour des Kauravas en mission de Paix afin d’éviter la guerre du Mahabharata, Sahadeva, le plus jeune des Pandavas, fut particulièrement inquiet pour Sa sécurité. Jusqu’au retour de Krishna, il ne mangea aucune nourriture et ne but même pas une seule goutte d’eau. Lorsque Krishna revint, il fut très soulagé de constater qu’Il était sain et sauf. Alors, il prit les mains de Krishna avec beaucoup d’Amour et dit :

            « Lorsque vous êtes parti à Hastinapura pour Votre mission de Paix, j’ai voulu exprimer mes sentiments, mais je suis resté tranquille. J’ai prié pour que tout se passe bien pour Vous, même si Votre mission de Paix venait à échouer. C’est une grande satisfaction pour moi que Vous soyez revenu sain et sauf d’Hastinapura. »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

            « Je sentais que ce n’était pas sans risque d’envoyer mon beau-frère à Hastinapura. Bien que je ne pouvais pas ouvrir la bouche pour le dire, j’ai prié tout le temps pour que vous reveniez sain et sauf. » C’est ce que cet ardent dévot du Seigneur Krishna pensait et la façon dont il se conduisait. Arjuna également n’aimait pas du tout l’idée que Krishna se rende chez les Kauravas et dit : « Ô Krishna ! Les méchants Kauravas se joindront-ils à nous ? Pourquoi gaspillez-Vous votre temps dans cette vaine poursuite ? Dites-leur que nous sommes prêts pour la guerre. Donner de bons conseils aux mauvais Kauravas, c’est comme jeter des fleurs de jasmin dans le feu. Ô Gopala ! A quoi sert-il de parler de Paix avec eux ? Cela en est assez. Peut-on unir le pôle nord avec le pôle sud ? A quoi sert-il de gaspiller le temps alors que la guerre est inévitable ? »

            Lorsque les armées des Kauravas et des Pandavas se rencontrèrent sur le champ de bataille du Kurukshetra, Arjuna demanda à Krishna de positionner son char entre les deux armées. Lorsque Arjuna regarda vers l’armée Kauravas, il découvrit ses aînés et relations intimes dans l’armée Kauravas. Arjuna qui à un certain moment avait déclaré qu’il était prêt pour la guerre avec tout son courage, sa bravoure et son sérieux était maintenant vaincu par le sentiment de découragement en découvrant beaucoup de ses amis proches et chers dans l’armée Kauravas. Il dit : « Ô Krishna ! Comment pourrai-je tuer mes aînés, mon Guru et tous mes parents et amis ? Ma tête chancelle. Je ne suis pas prêt à me battre. » Avant d’arriver sur le champ de bataille, n’était-il pas informé qu’il devrait se battre contre ses propres parents et amis ? Où s’était envolée sa jeunesse exubérante ?

            Normalement, les jeunes sont impétueux et se laissent emporter par leurs émotions. La jeunesse est éphémère, elle arrive pour une courte période entre l’enfance et la vieillesse et disparaît comme les nuages qui passent. Pourquoi devriez-vous éprouver de la fierté pour une aussi courte période de la vie ? A l’époque de la guerre du Mahabharata, Krishna avait 76 ans et Arjuna 74. A cette époque, l’âge de 70 ans était considéré comme jeune. Maintenant, c’est l’âge de 18 ou 20 ans qui est considéré comme la jeunesse. Les gens du ‘Dwapar Yuga’ pouvaient conserver l’énergie de la jeunesse même après avoir dépassé l’âge de 70 ans. Pourquoi ? A cause de leurs bonnes habitudes alimentaires et leur manière idéale de vivre. Quel était l’âge de Bhima, qui était le commandant en chef de l’armée des Kauravas ? Il avait 112 ans. Mais aujourd’hui, l’homme devient vieux prématurément à cause de ses mauvaises habitudes alimentaires et de sa manière de vivre corrompue. Non seulement cela, mais aujourd’hui les jeunes remplissent leur mental de pensées inutiles et superflues. Ils franchissent les portes des écoles pour acquérir l’éducation. Mais au lieu de devenir des ‘Vidyarthis’ (chercheurs de connaissances), ils deviennent des ‘Vishayarthis’ (chercheurs de plaisirs de ce monde). Les étudiants devraient se conduirent comme des étudiants et ne devraient pas devenir des chercheurs de plaisirs de ce monde.

 

La véritable éducation accorde l’illumination

 

            Le but de l’éducation sera perdu si vous courez après les plaisirs de ce monde. Que signifie ‘Vidya’ (l’éducation). Le mot ‘Vidya’ est composé de deux syllabes : Vid et Ya. ‘Vid’ signifie illumination. Ce qui accorde l’illumination est ‘Vidya’. Par conséquent, un étudiant devrait acquérir une éducation qui lui apporte l’illumination. Il ne devrait rien poursuivre qui soit contraire à cela. Mais aujourd’hui, les étudiants gaspillent toute leur énergie en paroles excessives, avec pour résultat que, même à l’âge tendre de 18 ou 20 ans, ils perdent toute l’énergie des sens que Dieu leur a accordé. Les étudiants devraient protéger et maintenir le pouvoir de leurs sens. Actuellement, même les petits enfants portent des lunettes et les personnes encore jeunes utilisent des prothèses auditives. Quelle en est la raison ? Est-ce l’effet du Kali Yuga (l’âge de fer) ? Vous ne pouvez pas en attribuer l’effet à cet âge. La perte d’énergie due au mauvais usage des sens en est la cause principale. Aujourd’hui, les étudiants ne focalisent pas leur mental sur les sujets qui leur sont nécessaires. A la place, ils remplissent leur mental de pensées inutiles et sont victimes de soucis démesurés. Tous les soucis qui leur causent des souffrances sont absolument sans fondement. Quelle est la forme des soucis ? Elle est uniquement créée par la peur. Dans le cas contraire, les soucis n’ont pas d’existence.

            Etudiants !  Avec courage et conviction, vous devriez développer les vertus, une bonne conduite et devenir des étudiants idéaux. Vous devriez canaliser le Principe de l’Amour qui est présent dans votre cœur à travers la voie sacrée. Telle est la voie qui conduit à la Divinité. Les mauvaises pensées qui vous viennent à l’esprit n’ont aucune valeur. Toutes vos mauvaises pensées comme la colère, la jalousie, l’ego, sont comme du charbon, alors que la Patience, la Paix et le bon intellect sont comme des diamants précieux. Existe-t-il un être assez stupide pour échanger des diamants précieux contre du charbon ? Je vous ai également souvent parlé de la valeur des trois ‘P’ : Pureté, Patience et Persévérance. Où il y a la Pureté, il y a la Paix. Où il y a la Pureté et la Paix, il y a la Persévérance.

            Vous devez utiliser votre pouvoir de discrimination pour faire du bien aux autres et pas pour les blesser ou leur causer du tort. Ayez uniquement de la détermination pour accomplir des tâches qui soient bénéfiques aux autres et les rendre heureux. Développez la ferme détermination d’atteindre la Divinité. Il vous est nécessaire de rechercher où et comment vous devriez utiliser votre détermination. Lorsque vous le ferez, vous serez capables de faire un usage correct de votre pouvoir de détermination. Mais aujourd’hui, les jeunes se laissent emporter à la hâte par les émotions et les actions irréfléchies. Peu importe que vous soyez jeunes ou vieux, vous ne devriez pas agir à la hâte. Accomplissez toutes vos tâches avec un mental calme et tranquille. Avant d’accomplir une tâche, vous devriez vous demander : « Est-ce bien ou mal ? Est-ce juste ou injuste ? » N’accomplissez que les tâches que votre conscience certifie comme juste. Votre conscience est votre témoin. Vous n’avez pas besoin d’autres témoins. Il existe peut-être plusieurs noms pour désigner la conscience : ‘Chit’, etc… Les noms peuvent être différents, mais le Principe est Unique et identique. Il assume différents noms selon la tâche à accomplir. Lorsqu’un Brahmin prépare de la nourriture, il est appelé ‘Vanta Brahmin’. Lorsqu’il accomplit un culte d’adoration, il est appelé ‘Pujari Brahmin’ et lorsqu’il lit un almanach, il est appelé ‘Panchangam Brahmin’. Le Brahmin est unique, mais différents noms lui sont attribués selon le travail qu’il accomplit. De même ‘Chit’ et conscience sont des noms différents du même Principe. ‘Chit’ est très significatif. Il est proche de ‘Sat’ (être). Sans ‘Chit’, vous ne pouvez pas connaître l’existence de ‘Sat’. Voici une timbale. Comment pouvez-vous dire que c’est une timbale ? C’est la lumière du soleil qui la rend visible. Vous ne pouvez la voir que grâce à la lumière du soleil. La lumière du soleil prouve l’existence de la timbale. Mais la timbale ne fait pas que le soleil brille. De la même manière, ‘Chit’ illumine ‘Sat’. ‘Sat’ signifie être. Il est éternel et immuable. Cependant, c’est ‘Chit’ qui prouve que ‘Sat’ est éternel et immuable. Par conséquent, vous devriez suivre votre conscience.

 

Développez une ferme détermination

 

            De temps en temps, Je vous ai parlé de l’importance des quatre ‘F’ (en anglais : Follow… Face… Fight… Finish…)

« Suivez le Maître, Affrontez le démon, Luttez jusqu’à la fin et Terminez la partie. »

 

            Qui est le Maître ? Votre conscience est votre Maître. Par conséquent, vous devriez suivre votre conscience. En fait, la conscience est votre Guru et Dieu. Affrontez le démon avec la conscience comme Maître. Les mauvaises pensées sont le démon en vous. Vous devriez les affronter avec courage et les chasser. Les deux derniers conseils sont : « Luttez jusqu’à la fin et terminer la partie. » Quelle que soit la tâche que vous entrepreniez, terminez-la avec courage et détermination. Quoi qu’il advienne, ne renoncez pas jusqu’à ce que vous ayez réalisé la tâche que vous avez entreprise.

            « Ayant résolu ce qui devait être résolu, persévérez jusqu’à ce que vous ayez remporté le succès. Ayant désiré ce qui devait être désiré, persévérez jusqu’à ce que votre désir soit réalisé. Ayant demandé ce qui devait être demandé, ne renoncez pas jusqu’à ce que vous l’ayez obtenu. Ayant pensé à ce que vous deviez penser, ne renoncez pas jusqu’à ce que vous l’ayez obtenu. Avec un cœur tendre, le Seigneur se soumettra à vos souhaits ou vous oubliant vous-mêmes, vous devriez Lui demander de tout votre cœur. Persévérez, soyez tenace et ne renoncez jamais, car c’est la qualité d’un dévot de ne jamais reculer ni abandonner sa résolution. »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

            Tel devrait être le vœu d’un dévot. Telle est la vraie détermination. Par quelle sorte de tâches devriez-vous exercer votre pouvoir de détermination ? Vous devriez utiliser la détermination pour accomplir les tâches sacrées pour le bien-être des autres. N’utilisez jamais votre pouvoir de détermination pour des tâches qui ne sont pas nécessaires, ni pour vous ni pour les autres. « Aidez toujours, ne blessez jamais ! » Les étudiants devraient être fermement déterminés à soutenir ce principe. Ils devraient considérer Dieu comme leur seul véritable ami. La Gita mentionne le mot ‘Suhrut’ pour ami. C’est seulement Dieu qui vous aide dans toutes les situations sans rien espérer de vous en retour. Partout où vous vous trouvez, à chaque instant et en toutes circonstances, Dieu vous accorde Son aide. Par conséquent, vous devriez toujours chercher Son aide. Un grand nombre de chiens peuvent-ils égaler un lion ? Non, non ! Aujourd’hui, les étudiants utilisent leur pouvoir de détermination pour des poursuites stupides. Tel est mauvais effet du ‘Kali Yuga’ (l’âge de fer).

            Un jour, tous les cerfs de la forêt organisèrent une conférence. S’adressant à l’assemblée des cerfs, le président de la conférence dit : « Mes chers compagnons cerfs ! De quelle manière sommes-nous inférieurs aux chiens ? Ils ne peuvent pas courir aussi vite que nous. Nous ne sommes en aucune façon inférieurs aux chiens, que ce soit en force ou en capacité. Ils ne sautent pas d’obstacles aussi haut que nous. Nous mangeons une nourriture ‘Sattwic’, alors qu’ils mangent une nourriture ‘Tamasic’. Ils nous sont inférieurs aussi bien en ce qui concerne la nourriture que les habitudes. Nous bénéficions de l’Amour de Dieu, car nous avons un cœur sacré et tendre. Nous sommes également physiquement très forts. Bien que nos pattes soient frêles, si nous envoyons une ruade dans le ventre d’un chien, ses entrailles se répandent sur le sol. Pourquoi devrions-nous être effrayés par les chiens alors que nous avons de tels pouvoirs ? » Unanimement, tous prirent la résolution qu’à partir de ce jour ils ne seraient plus effrayés par les chiens. Tous les cerfs présents à cette conférence approuvèrent la résolution en disant : « C’est d’accord, c’est d’accord ! » A ce moment, dans la forêt un chien se mit à aboyer, parce qu’il avait détecté la présence des cerfs. Dès qu’ils entendirent les aboiements  du chien, pas un seul cerf ne resta sur les lieux de la conférence. Tous prirent leurs jambes à leur cou. Quelle sorte de décision est-ce, si elle n’est pas mise en pratique ? Les gens prononcent de belles paroles sans en mettre aucune en pratique. Par conséquent, ne parlez pas trop. Lorsque qu’il s’agit  de manger, les gens sont toujours prêts, mais lorsqu’il s’agit de travailler, c’est comme s’il fallait faire un double nettoyage des enfers. Ceci n’est pas correct. Ce devrait être plutôt le contraire. Ils devraient être plus enclins à travailler qu’à manger.

 

Assurez-vous un rang élevé et développez un bon caractère

 

            La jeunesse est une étape très sacrée et Divine de la vie. C’est comme un fruit qui contient du jus sucré. Ne gaspillez pas cette période précieuse de la jeunesse, en vous associant avec une mauvaise compagnie et en vous adonnant à de mauvaises actions. Atteignez la Grâce Divine en vous associant avec une bonne compagnie et en développant de bonnes pensées, des sentiments sacrés et une conduite noble. Vos parents seront également heureux lorsque vous vous conduirez de cette manière idéale. Tous les parents désirent que leurs enfants acquièrent une bonne renommée et passent leurs examens en obtenant de bonnes notes.

            Certains étudiants obtiennent de bonnes notes, mais leur conduite est totalement nulle. D’un côté ils ont de bonnes notes et de l’autre ils sont complètement nuls. Leur classement et leur comportement sont à l’opposés l’un de l’autre. Ils devraient éviter une telle contradiction. Ils devraient avoir de bonnes notes non seulement à leurs examens, mais également pour leur comportement. Ils devraient éviter les mauvais comportements et empêcher que les mauvaises qualités n’entrent dans leur mental. D’où viennent les mauvaises qualités ? L’excès de paroles est l’une des causes principales des mauvaises qualités. Lorsque vous rencontrez un ami, dites-lui seulement : « Bonjour ! Comment ça va ? » et dites-lui au revoir. C’est tout ! Il n’est pas nécessaire de trop parler. Lorsque vous parlez trop, vous avez tendance à dire des choses qui ne sont pas nécessaires. Vous gaspillez également votre énergie, avec pour résultat que vous n’avez plus l’énergie suffisante pour accomplir correctement votre travail. Par conséquent, modérez vos paroles, étudiez correctement et assurez-vous de bonnes notes. La modération des paroles promeut les sentiments sacrés. Il en résulte que vous pouvez vous engager dans des actions sacrées. L’excès de paroles conduit à des discussions inutiles. Lorsque vous écoutez des paroles inutiles, vous développez également une tendance à les mettre en pratique. Ne dites pas du mal des autres. Ne haïssez personne.

            Qui est ‘Vidyarthi’ (un étudiant) ? Celui qui cherche ‘Vidya’ (la connaissance) et un ‘Vidyarthi’. Les étudiants devraient gagner une bonne renommée. Ils devraient respecter leurs enseignants et leurs aînés. Ils devraient aimer leurs parents. C’est ce qu’actuellement les étudiants devraient apprendre. « Matru Devo Bhava, Pitru Devo Bhava, Acharya Devo Bhava » (Révérez votre mère, votre père et votre précepteur comme Dieu). Vous devriez garder précieusement de tels sentiments sacrés dans votre cœur. C’est seulement alors que vous assimilerez l’essence de l’éducation et réaliserez la sainteté de cette institution. Les étudiants devraient se comporter comme des étudiants. La vie est une maison à quatre étages. Les quatre étages sont : ‘Brahmacharya’ (l’étage du célibat), ‘Grihastha’ (l’étage du chef de famille), ‘Vanaprastha’ (l’étage du reclus) et ‘Sannyasa’ (l’étage du renonçant). ‘Brahmacharya’ est la fondation de cette maison. Si la fondation est solide, les trois autres étages sont également en sécurité. Si la fondation est branlante, la construction entière s’écroulera. Si vous voulez avoir une vie idéale de chef de famille, vous devriez renforcer la fondation de l’étape étudiante. Les étudiants devraient non seulement gagner une bonne renommée chez eux, mais également à l’extérieur.

            La naissance d’un fils ne devrait pas être la seule occasion de célébration et de distribution de dragées.

 

            « Le père n’éprouve pas la joie d’avoir un fils uniquement parce que l’enfant est né. C’est uniquement lorsque les gens font l’éloge de son fils pour ses bonnes actions et ses réalisations que le père éprouve de l’allégresse ! »

 

                                                                                                          ( Poème Télougou )

 

            La véritable occasion de célébration se trouve lorsque votre fils gagne une bonne renommée dans la société et dans le monde et que tout le monde vous dit que votre fils est un bon garçon. Les enfants devraient offrir un tel bonheur à leurs parents. Les parents n’aspirent pas à avoir des enfants pour la simple satisfaction d’avoir des enfants. Ils veulent des enfants afin qu’ils puissent gagner une bonne renommée et les rendent heureux dans leurs vieux jours. Peu importe dans quelles conditions ils vivent, les parents aiment toujours leurs enfants. Il peut y avoir des enfants méchants, mais pas des parents méchants. Par conséquent, les enfants devraient aider et aimer leurs parents et devenir des fils et des filles dignes.

 

La Paix mentale est la source d’une grande énergie

 

            Parler avec modération est une source de grande joie. C’est ainsi que nos anciens sages développèrent leur énergie Divine, en contrôlant leurs sens et en observant le silence. Il est dit : « Le son du silence est Dieu. » Les gens ferment les yeux et s’assoient en méditation. Comment devriez-vous méditer ? Vous devriez observer un silence absolu. Vous ne pouvez entendre le son des pas de Dieu que dans un silence profond. Lorsque vous êtes dans le tapage, comment pouvez-vous entendre les pas de Dieu ? Plus votre silence sera profond, plus vous entendrez distinctement le son des pas de Dieu. C’est pourquoi il est dit : « Le silence est Dieu ! » Vous ne pouvez entendre la voix de Dieu que dans le silence. Vous pouvez Le voir lorsque vous fermez les yeux et gardez un silence absolu. Alors vous pouvez entendre le son ‘Om’, surgissant des profondeurs de votre être. C’est le son du silence. Ce son est ‘Brahman’ (Dieu). « Dieu est l’incarnation du son, de la mobilité et de l’immobilité, de la lumière, de la parole, de l’éternelle Félicité, de la perfection, de l’illumination et de la richesse. » Le son est Dieu. Quel est ce son ? C’est le son du silence. En l’absence du silence, votre propre son devient très fort. Par conséquent, vous devriez observer le silence au moins une heure par jour. En observant le silence, vous pouvez compenser la perte de votre énergie. Par exemple, vous travaillez dur toute la journée. Le soir, lorsque vous vous couchez, tous vos sens sont mis au repos. Parce que vos sens sont au repos, vous êtes capables d’accomplir toutes vos tâches le jour suivant, avec vigueur et vitalité. Cela signifie que le repos des sens est très important. Lorsque vous fournissez du repos aux sens, le mental est également mis au repos. La Paix du mental est la source d’une grande énergie. 

            Dans le langage védantique, cela est appelé ‘Amanaska’, ce qui signifie état au-delà du mental. Quand le mental cesse-t-il d’exister ? Le mental n’existe plus dans l’état de sommeil profond. Cependant, il se maintient dans l’état de rêve. Dans l’état de rêve, le mental crée tout, y compris lui-même. ‘Sushupti’ ou état de sommeil profond est un stade où le mental n’existe pas. C’est pourquoi il est appelé ‘Su-Shupti’, ce qui signifie sommeil profond et parfait. En plus de l’état de veille, de rêve et de sommeil profond, il y a un quatrième état plus élevé, à savoir : ‘Turiya’ (état de Super Conscience). Ce stade de ‘Turiya’ vous offre la Paix éternelle. Mais de nombreux étudiants n’ont même pas un sommeil correct, parce que leur mental continu sans cesse à penser à une chose ou l’autre. Certains ne dorment pas du tout pendant la durée de leurs examens. Ils restent éveillés toute la nuit et lisent et récitent des dizaines de pages. Mais à quoi sert-il de lire des dizaines de pages pendant la nuit alors qu’ils ne se souviennent même pas d’une seule page lorsqu’ils se lèvent le lendemain matin ? Un bon sommeil naturel est très important pour les étudiants. Vous ne pouvez pas véritablement faire de progrès dans vos études si vous renoncez à votre sommeil. Dormez bien pendant la nuit et levez-vous à 3 heures du matin et à ce moment étudiez avec un mental alerte. Il ne vous est pas nécessaire de gâcher votre sommeil. Vous pouvez vivre pendant un certain temps sans manger, mais pas sans sommeil. Par conséquent, le sommeil est très important. « Nidra Samadhi Sthitih » (le sommeil est semblable à ‘Samadhi’, l’état de Super Conscience). Le sommeil est perturbé par les soucis et les anxiétés. Pourquoi ? Vous parlez toute la journée et ces paroles reviennent vers vous pendant la nuit en tant que résonance. Tout revient vers vous en tant que réaction, réflexion et résonance.

            Etudiants, modérez vos paroles. Dites uniquement ce qui est indispensable. Vous pouvez parler de vos études lorsque vous rencontrez un ami. Mais ne vous adonnez pas à des conversations inutiles. Lorsque vous vous associez avec une mauvaise compagnie, au début, vous pouvez ne pas en ressentir les mauvais effets. Mais par la suite, vous ne pourrez plus vous en débarrasser. Il est facile de s’associer à une mauvaise compagnie, mais il est très difficile de la quitter. Par conséquent, ne rejoignez pas la mauvaise compagnie. Dans le même temps, ne développez pas d’hostilité envers personne. Après tout, combien de temps séjournerez-vous dans une Université ? Trois ou quatre ans au plus. Pourquoi devriez-vous développer des relations pendant une période aussi courte ?

            Gagnez une bonne renommée et rendez vos parents heureux. Combien de souffrance cela cause-t-il à vos parents lorsque vous échouez à vos examens. Combien d’argent vos parents dépensent-ils en plus lorsqu’il vous faut quatre années au lieu de deux pour terminer vos études ? Non seulement vous gaspillez de l’argent, mais vous gaspillez également du temps et de l’énergie. En plus, vous provoquez de grandes souffrances à vous-mêmes ainsi qu’à vos parents. « Le temps gaspillé est une vie gaspillée ! » Par conséquent, veillez à ne pas gaspiller ne serait-ce qu’un seul instant. Vous serez très heureux lorsque vous parlerez moins. Une fois que vous aurez installé Dieu sur l’autel de votre cœur, vous ne serez plus effrayé par quoi que ce soit dans le monde. Développez l’Amour pour Dieu et la peur du péché. Ne vous adonnez pas à des actes impies.

 

Bhagavan termine Son discours avec le Bhajan « Bhava Bhaya Harana… »

 

Discours de Bhagavan dans le Saï Kulwant Hall de Prasanthi Nilayam le 27 juin 1996.

 

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 181

 

            De même que l’air et l’eau prennent la forme du récipient dans lequel ils se trouvent, Dieu assume la forme sous laquelle le dévot L’adore. Toutes les formes sont les siennes. Adorer Dieu comme immanent dans chaque atome ou élément dans le cosmos, est la forme la plus élevée d’adoration.

 

                                                            Baba

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 182

« Chinna Katha »

 

Dieu est immanent en tout

 

            Un jour, le souverain du royaume de Chola eut l’ardent désir d’avoir le ‘Darshan’ du Seigneur Ranganatha et de découvrir la splendeur de son temple. Il monta sur son char qui démarra en direction du temple de Ranganatha, peu après, il découvrit un être Divin qui se tenait debout au milieu de la route. Le roi fit arrêter son char, en descendit et lui offrit ses salutations. Tous deux parlèrent intimement pendant quelques temps. De ce fait, le roi oublia qu’il était en route pour le temple. Par conséquent, il fit demi-tour en direction de son royaume et rentra chez lui. 

            Ceci se produisit plusieurs fois. Une nuit, le roi se dit en lui-même : « Que se passe-t-il ? J’ai essayé plusieurs fois d’avoir le Darshan du Seigneur Ranganatha, mais peut-être que je ne mérite pas d’avoir le Darshan de la Déité que j’ai choisi dans cette vie ! » Cette même nuit, le Seigneur Ranganatha lui apparut en rêve et lui dit : « Ô roi ! Pourquoi t’inquiètes-tu ? Qui crois-tu qui apparaisse sur ton chemin à chaque fois que tu essais d’aller au temple de Ranganatha ? C’est Moi ! Découvre-Moi en tout et cultive l’Amour de tout. » Ayant dit cela, le Seigneur disparut.

            D’une manière ou d’une autre, Dieu réalise le désir de ceux qui ont développé le désir profond d’avoir Sa vision. Incapable de réaliser cela, l’homme se tourmente inutilement.

 

                                                                                                          Baba

 

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 183 à 186

« De nos archives »

Discours N°14 – ( 2 juillet 1966 )

 

La douceur dans le fruit

 

            « L’intelligence se trouve dans les affaires spirituelles où l’artifice et l’artificiel sont des obstacles plutôt qu’une aide. C’est lorsque l’astuce se développe et étouffe la sincérité et la droiture dans les matières spirituelles et dans la relation entre Dieu et l’homme que l’Avatar s’incarne. » Ainsi s’exprima Bhagavan dans son édifiant discours de Guru Purnima à Prasanthi Nilayam en juillet 1966.

 

            Plus les hommes passent la durée de vie qui leur est attribuée ou qu’ils ont mérité, en buvant et en mangeant de la nourriture riche mais nuisible et s’adonnent à des passe-temps séduisants mais très nuisibles, plus ils font un gaspillage pathétique de choses précieuses. Bien qu’appartenant au genre animal, l’homme possède beaucoup plus de qualités physiques, mentales et morales que ses semblables. Il possède la mémoire, le langage, la conscience, la révérence, le respect, l’émerveillement et un sens inexplicable du mécontentement qui est le précurseur du détachement. Il a la chance magnifique de visualiser son identité ainsi que le mystère qui est manifesté comme cet Univers. Mais, il est tellement submergé par l’ignorance qu’il se conduit comme s’il était un animal qui adore se reposer et se vautrer dans le vice et les ennuis.

 

L’homme devrait atteindre la Divinité

 

            Comme si le feu avait oublié sa nature de brûler ou l’eau sa nature de mouiller, l’homme a oublié sa possibilité de parvenir à la Divinité ; sa capacité de rechercher et de protéger la Vérité de l’Univers dont il fait partie ; sa capacité de se former afin de s’élever du particulier à l’Universel. Il peut atteindre l’apogée de fusionner avec l’immuable qui est caché derrière tout ce qui change. C’est le Sage Vyasa dont la mémoire est liée à ce festival de Vyasa Purnima qui présente devant l’homme dévoyé cette destinée et cette discipline dans différents textes qui portent son nom.

            Vyasa compara les textes Védiques et composa le Brahma Sutra, rassemblant dans une forme épigrammatique les enseignements essentiels des Vedas et du Vedanta. Il plaça également une profonde dette de gratitude devant l’humanité en présentant les leçons morales et spirituelles des Vedas et du Vedanta dans le magnifique poème épique philosophique du Mahabharata et dans les douces collections saturées de Bhakti (dévotion) des histoires Divines appelées ‘Bhagavata’. Chacune d’elles pouvant par elle-même effectuer la libération de l’homme et lui permettre d’assimiler les leçons et les mettre en pratique. Alors que le Brahma Sutra ne peut être utile qu’à un nombre limité de chercheurs intellectuels, le Mahabharata et le Bhagavata sont pour l’homme ordinaire, le chercheur non instruit. Ils servent aussi bien et aussi rapidement que les autres textes, si ce n’est plus vite. L’enfant éprouve que tout le reste est sans valeur devant l’amour de sa mère et la grande bénédiction de sa présence. Nous ne devrions aspirer à rien de moins.

            A la cour de Bhojaraja, Kalidasa fut insulté par les poètes et érudits plus âgés que lui, qui étaient jaloux de ses connaissances. Il était pauvre et c’était pour eux une raison suffisante de le mépriser. Lorsque la citerne est pleine, les grenouilles s'installent autour et coassent, lorsqu’elle est à sec aucune grenouille ne saute autour. Les aînés répandirent des scandales autour de Kalidasa et tentèrent de le faire éjecter hors de la cour du roi.

 

L’astuce n’a pas sa place dans les affaires spirituelles

 

            Kalidasa était connu d’une seule personne dépourvue de jalousie et d’orgueil et c’était Mère Kali. Ainsi, il se rendit au temple de Kali et pria Mère Kali de lui accorder un statut élevé parmi les poètes. Après un long moment de prières intenses, Kalidasa entendit une voix provenant du lieu saint qui louait Dandi et Bhavabhuti comme de grands génies et de grands érudits. Mais rien, même pas un chuchotement concernant ses propres réalisations ! Il en fut blessé et se mit même en colère. Il donna libre court à son courroux à l’aide de mots très durs et insista pour que Mère Kali déclare la vérité, aussi déplaisante soit-elle. Lorsque la voix annonça : « Vous êtes moi, vous êtes moi, vous êtes moi, cela ne fait aucun doute ! De quel plus grand statut Kalidasa a-t-il besoin ? » Telle la réponse que chaque chercheur obtiendra, car telle est la vérité, la réalité, son lot et sa conclusion.

            Il y a beaucoup d’histoires qui décrivent Kalidasa comme un poète très ingénieux qui démantela tous les stratagèmes de ses adversaires par ‘Yukti’ (l’astuce). Mais sa ‘Bhakti’ (dévotion) était plus grande que son ‘Yukti’. Je me souviens de l’astuce qu’utilisa d’un chef de famille, lorsque à minuit, son sommeil fut interrompu par le bruit de cambrioleurs autour de chez lui. Il devina qu’ils étaient à l’extérieur et ainsi dit à sa femme, suffisamment fort pour être entendu par les voleurs : « Pourquoi me critiquez-vous ainsi et me demandez-vous de ramener tous vos bijoux que j’ai mis en gage auprès du ‘Marwari’ (prêteur d’argent) ? Je sais que tout votre or lui a été remis et que je n’ai même plus une seule roupie avec moi. Mais, faites-moi confiance, je les récupérerais certainement et vous les rendrais. » Il est inutile de préciser que suite à cela, les voleurs s’en allèrent et que cette nuit-là, ils cambriolèrent une autre maison. Ils quittèrent la maison où il n’y avait ni or ni même une seule roupie. 

            Mais une telle astuce n’a pas sa place dans les affaires spirituelles où l’artifice et l’artificiel sont des obstacles plutôt qu’une aide. C’est lorsque l’astuce se développe et étouffe la sincérité et la droiture dans les matières spirituelles et dans la relation entre Dieu et l’homme que l’Avatar s’incarne. Comme le dit  le Ministre de la Santé de Mysore, l’astuce dégénère en vanité et fait que l’homme oublie Dieu qui est sa motivation profonde. 

 

Apprenez l’art de faire fonctionner la machine humaine

 

            Vous pouvez posséder un transistor ou une montre de luxe ou un électrophone, mais si vous ne savez pas comment les utiliser efficacement, ils ne vous serviront à rien. Maintenant, imaginez quelle merveilleuse machine vous êtes ! Ne devriez-vous pas connaître comment opérer pour obtenir de bons résultats ? A quoi vous servirait-il d’utiliser un sabre à poignée d’argent pour éplucher des légumes ? Les sages indiens ont découvert l’art de faire fonctionner cette machine humaine, mais leurs descendants ont permis que cet art tombe en désuétude. Les enseignants ne désirent pas l’enseigner, car ils n’ont pas les qualifications pour le faire ou pas assez d’enthousiasme pour le découvrir. Les leaders qui sont en charge du gouvernement l’ignorent. S’il a la soif de le connaître, un seul sage expert dans cet art est suffisant. Nombreux sont ceux qui pourront allumer leurs lampes à la flamme de ce sage. Vyasa était un tel sage, le plus important et le premier. C’est pourquoi il est décrit comme Narayana (Dieu) Lui-même.

            En s’imprégnant des enseignements du Bhagavata, votre ‘Tamo Guna’ (qualité d’inertie) sera transformée en ‘Rajo Guna’ (qualité d’activité vigoureuse) et purifiée en ‘Sattwa Guna’ (qualité d’équilibre et de sérénité). C’est comme le fruit qui se développe sous l’influence de la terre et du soleil et devient d’abord acide, puis en partie doux et finalement très sucré, le tout en trois étapes. De même, l’homme grâce aux forces jumelles de la grâce extérieure et du désir ardent intérieur, grandit et devient douceur absolue ‘Ananda’ (Félicité) et ‘Prema’ (Amour).

 

Discours de Bhagavan à l’occasion de ‘Guru Purnima’ à Prasanthi Nilayam, le 2 juillet 1966.

 

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

Page 187

« Splendeur de Gloire Divine »

 

Shirdi Saï, Parthi Saï

 

            Bhagavan a béni beaucoup de dévots en leur faisant expérimenter que Shirdi Saï et Sathya Saï étaient les deux incarnations du même Être Suprême. Cette communication reçue d’un dévot de Delhi par le Prof. N. Kasturi en 1959, en témoigne. 

 

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            C’était, il y a trois mois exactement. Je revenais de mon bureau dans le vieux Delhi et me dirigeais à bicyclette vers ma résidence de New Delhi. Je m’étais rendu une seule fois à Puttaparthi et j’étais si fasciné par Baba que j’étais impatient d’y retourner. Mais je dois dire également que j’avais beaucoup de mal à comprendre pourquoi un jeune garçon d’un village de l’Andhra Pradesh se présentait comme Saï Baba et racontait l’étrange histoire qu’il était Shirdi Baba dans sa vie précédente. Etrangement ce jour-là, ce doute me dérangeait particulièrement alors que je me déplaçais à bicyclette. Soudain je fus rejoint par une personne qui arriva également à bicyclette à mes côtés et m’accosta en disant : « Eh bien ! Avez-vous terminé votre travail au bureau ? » C’était un vieil homme costaud habillé en blanc, avec un foulard autour de la tête. Machinalement, je lui répondis que ‘oui’. Alors il me demanda : « Pouvez-vous venir quelques minutes avec moi jusqu’à ce tombeau qui est là ? Je désire vous parler. » Ainsi, nous nous sommes dirigés côte à côte vers le tombeau en tenant nos bicyclettes à la main, sur 200 à 300 mètres. Ensuite nous nous sommes assis sur l’herbe, le dos contre le mur. 

            Ce fut le vieil homme qui entama la conversation en disant : « Mon ami, vous avez prévu d’aller dans le sud, n’est-ce pas ! Ne remettez pas ce voyage. » J’étais stupéfait et en perdis presque le souffle. Immédiatement je pensais que je devais lui parler de mes doutes concernant le fait que Shirdi Baba soit né à nouveau, sous la forme de Sathya Saï Baba, etc… Ainsi, sans penser à mal, j’épanchais mon cœur auprès de ce vieil homme. A l’évidence, il apprécia mon histoire, car ses yeux brillaient et un petit sourire ravi traînait sur ses lèvres. Lorsque j’eus terminé, il me regarda droit dans les yeux et tenant les deux paumes de ses mains face à mon visage, il me dit : « Regardez ! » Je regardais et (le croirez-vous ?) sur une des ses paumes apparut le portrait de Sathya Saï Baba et sur l’autre le portrait de Shirdi Saï Baba. Lorsque je fus revenu de ma surprise, il me dit : « Mon garçon, ne négligez pas cette grande opportunité ! » Ensuite, nous sommes repartis tous les deux et le vieil homme s’est dirigé dans la direction d’où il était venu et… pendant que je le regardais s’éloigner sur sa bicyclette… il disparut dans l’air. » 

 

                                                                                  Prof. N. Kasturi

                                                                                  Sanathana Sarathi avril 1959

 

 

Sanathana Sarathi – Juin 2010

4ème de couverture

 

L’énergie Divine fait fonctionner le corps

 

       Le corps peut être comparé à une lampe électrique. Les yeux sont les ampoules. L’intelligence est l’interrupteur. Les cellules du sang dans le corps sont semblables aux éléments de la batterie. Si malgré tout, il n’y a pas de lumière, quelle peut en être la raison ? Il n’y a peut-être pas de vie (énergie électrique) dans les éléments de la batterie. Les cellules transportent l’énergie Divine. Cependant bien qu’il y ait des cellules, si l’énergie Divine les a quittées, le corps ne fonctionnera pas. Aussi longtemps que l’énergie Divine demeure en lui, le corps peut accomplir beaucoup de choses merveilleuses. Mais considérer le corps comme se suffisant à lui-même est un vrai danger.

 

                                                            Baba